Résumé

Portrait de Lucien Descaves Lucien Descaves La Vie douloureuse de Marceline Desbordes Valmore (1910)

Dans l'élégie : Adieu ! du recueil de 1833, les Pleurs, Marceline s'écrie :
Partir ! tu veux partir ! oui tu veux voir ton père... Va dans tous les baisers d'un enfant qu'il adore Lui porter les baisers de l'enfant qu'il ignore ;
Mets sur son cœur mon cœur, mon respect, mon amour ; Il est aussi mon père, il t'a donné le jour !
Quittons-nous !
Porte de frais parfums à sa saison austère Toi, la plus belle fleur qu'il sema sur la terre !
Mais, pour le demander, ne sois plus à genoux ;
Car mon cœur est trop près de ton cœur qui soupire, Et ce mot qui sépare... il faut enfin le dire !
Source : Gallica

Portrait de Lucien Descaves Lucien Descaves La Vie douloureuse de Marceline Desbordes Valmore (1910)

Il manquait à ses larmes de retomber dans un cœur « enivré de maternité » comme le sien et comme celui du Lys dans la Vallée. Il manquait à Marceline, pour rester belle dans la vieillesse, sous son humble parure
de larmes, d'être « une mère découronnée ».
« Nous sortons de ce monde par lambeaux... » Elle est tellement habituée à la douleur, quand on lui arrache les derniers, qu'elle ne fait plus entendre, à la mort de ses filles, qu'une plainte étouffée, mais soutenue, au lieu des sanglots qu'elle a dispersés, en deuil de son petit garçon,
Son enfant !
Source : Gallica

Portrait de Lucien Descaves Lucien Descaves La Vie douloureuse de Marceline Desbordes Valmore (1910)

O Liberté céleste, Sans toi, mon jeune cœur étouffait dans mon sein.
Je t'implorais, au pied de ce donjon funeste.
Un jour...
Un jour, donc, Marceline passant devant la Tour Notre-Dame, convertie en geôle militaire, avait vu pour la première fois ce qu'elle regardait constamment: un prisonnier. Tout ce que nous ignorons, tout ce que nous cherchons, tout ce qui nous paraît mystérieux, se cache ainsi, dans la lumière.
Le détenu était un vieux soldat qui venait respirer à travers les barreaux de sa fenêtre et qui gesticulait d'espérance et d'ennui.
Source : Gallica

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