Résumé

Paul Courteault Mme Desbordes-Valmore à Bordeaux

Et Marceline lui répondit par des vers, « et des larmes aussi qui voulaient passer entre les grilles » :
Quoi ! c’est d’une prison que sort cette lumière !
Incline-toi, mon âme, au pied de ce flambeau.
C’est la religion qui soulève un tombeau.
C’est l’attente qui veille au fond de sa prière.
Nuls verrous entre l’homme et Dieu [173] ...
En octobre 1834, elle lui adresse de nouveaux vers, considérant « comme un devoir la dette au prisonnier ». Et elle écrit à Gergerès :
Vous savez comme il a grandi dans mon âme, depuis son exil de ce monde.
Source : Wikisource

Paul Courteault Mme Desbordes-Valmore à Bordeaux

Peyronnet écrivit à Marceline, qui en informa aussitôt Gergerès :
En envoyant à votre illustre prisonnier les tristesses de mon cœur, vous ne saurez peut-être pas que vous m’avez fait éprouver une émotion terrible de surprise et d’attendrissement. J’ai reçu un élan de l’âme de M. de Peyronnet. Je vous assure, Gergerès, que j’ai senti son âme près de moi dans des vers, des lignes et des mots dont l’impression sur mon âme est aussi ineffaçable que son malheur. Le malheur est donc sublime [172] .
Peyronnet lui disait :
C’est à toi de pleurer, c’est à moi de souffrir.
Source : Wikisource

Paul Courteault Mme Desbordes-Valmore à Bordeaux

On sait que Vigny appelait Mme Desbordes-Valmore le « plus grand esprit féminin de notre temps [24] ».
La lettre déjà citée de Sophie Gay nous apprend que Marceline avait « le bonheur » de voir souvent à Bordeaux Delprat, le cousin d’Émile Deschamps et que sa fille aînée, la future Mme O’Donnell, était l’amie de Georgina. Georgina, c’était la fille de Mme Nairac. Marceline, elle aussi, devint vite son amie et elle l’aima de cette tendresse fougueuse qu’elle mettait dans ses affections. De son côté, la jeune fille aima Marceline.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature