Lucien Descaves,
La vie amoureuse de Marceline Desbordes-Valmore
(1925)
“ Je vous écris. Je vous écris... Quand l'âme est oppressée Le temps s'arrête, il n'a plus d'avenir ; Ah ! loin de vous, je n'ai qu'une pensée Et le bonheur n'est plus qu'un souvenir ; Je vous écris. Je vous écris... M'aimeriez-vous encore ? Si votre cœur n'est plus tel qu'autrefois, Faites, du moins, faites que je l'ignore : S'il est content, dites-le, je le crois. Je vous écris. A qui ? A l'amant qui voyageait. La rupture n'était donc pas définitive. Marceline n'avait pas perdu tout espoir de rattraper le fuyard. ”
