Paul Féval

Résumé

Paul Féval À la plus belle

Le nain reprit :
— Voici ce que le saint Enguerrand, ermite du mont Dol, dit au comte Otto Béringhem : « Tu t’appelles Othon, du nom de ton grand-père qui est aux pieds de Dieu et n’ose plus prier pour toi ; tu es réprouvé trois fois, puisque ton aïeul est un juste. Ta vie a été et sera : blasphémer le fort, écraser le faible. Tu es Satan sur la terre. Quand la Vierge Marie regarde du haut des cieux, Satan foudroyé retombe au plus profond de l’abîme... Homme de Fer, bourreau des femmes et des enfants, tu mourras de la main d’une jeune fille ! »
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Paul Féval À la plus belle (1877)

Appeler le nain Fier-à-Bras ou l’Araignoire, c’eût été déroger à sa gravité, c’eût été presque rire.
Mme Reine avait si grande frayeur de tomber dans le péché de frivolité, que l’ennui suintait autour d’elle comme l’humidité glacée aux parois d’une cave. Elle appelait cela tenir son rang.
La chose terrible, il faudra bien vous le dire une fois ou l’autre, la chose terrible, c’est que Jeannin, le pauvre bon Jeannin, était beau comme Apollon. Mme Reine avait des yeux, des yeux charmants, même sous ses cheveux blanchis en nuit de torture.
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Paul Féval À la plus belle (1877)

Jeannine mit la main sur son cœur et faillit tomber à la renverse, car elle avait rencontré, à ce moment-là même, pour la première fois depuis le départ, le regard étincelant d’Aubry de Kergariou.
Berthe se demandait.
— Noble dame ! Pourquoi noble dame ?
Jeannin qui avait dans l’esprit un monde d’idées confuses, ne prit point garde.
Aubry, mettant un genou en terre, baisa la main de l’ermite et vida son escarcelle entière dans le sac de cuir qui pendait au cou de l’âne. L’ermite passa. Les gens de la cavalcade se disaient :
— Noble dame la fille de Jeannin ! Est-ce erreur ?
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