Résumé

Paul Féval Les tribunaux secrets : ouvrage historique… (1864)

C'était toujours le dernier mot des francs-associés entre eux.
Konrad retenait son souffle pour écouter mieux.
L'homme qui venait de parler remit à son compagnon un parchemin, qu'il tira de dessous son manteau.
Puis ils reprirent leur marche vers le palais, dont ils paraissaient connaître à fond tous les détours.
Konrad n'avait pas quitté sa place ; mais dès les premières paroles des deux hommes, il les avait reconnus tous deux. L'un était un des saints juges du Tribunal secret d'Erfurth.
L'autre était le comte Otto de Vitelsbach, lui-même. Le cœur de Konrad battait avec force.
Source : Gallica

Paul Féval Les tribunaux secrets : ouvrage historique… (1864)

Othon d'Aquitaine était maître de cet empire souterrain ; il pouvait commander, sûr d'être obéi; mais il se prenait en pitié profonde, quand parfois il venait à penser qu'il n'avait pas d'autre royauté à exercer, qu'il n'en aurait peut-être jamais.
Messeigneurs, dit Othon, quand le calme et le silence se furent rétablis, voilà bientôt trois années que Philippe de Souabe est
sur le trône d'Allemagne, et je me souviens encore que vous ne lui aviez pas donné plus de six mois d'existence.
Source : Gallica

Paul Féval Les tribunaux secrets : ouvrage historique… (1864)

Un jour, Merlin parcourait les ténébreux détours de la forêt de Brocéliande, il arrivait depuis peu de l'île de Mona.
Il était jeune, beau, enthousiaste, et sentait déjà en lui les germes puissants de ces facultés qui devaient faire de lui un des hommes les plus remarquables de son temps.
Son cœur s'ouvrait à tous les espoirs, son esprit embrassait mille horizons, et y cherchait déjà à sonder cet avenir redoutable qui devait plus tard lui livrer tous ses secrets.
Riche et féconde époque, à laquelle ni le courage, ni l'enthousiasme, ni la science même n'ont manqué.
Source : Gallica

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