Stanislas Constant, La Druidesse, Winona et autres poésies
“ Chacun dans sa nacelle ayant même litière, Un lit de verts rameaux, lierre au chêne enroulé, Retraversent le Mor ; et le flot, désolé, Semble s’associer au lugubre cortège ! Conan, le vieux Conan, qu’un jour encor protège, Morne, pieux marin de la barque des morts, De son sénile bras dirige les efforts Qui traînent Goëlette et sa triste compagne. Après un lent trajet, le long cortège gagne Le rivage connu, l’îlot de Gavr-Ynys. Bel-Héol en ce jour semble être un sombre Dis ; Il veut ainsi pleurer sa blonde druidesse. Le ciel en deuil étend son voile de tristesse ”
