Résumé

Georges Bellerive Brèves apologies de nos auteurs féminins

Et comme la mer, les blés de Sainte-Anne des Monts, l’opulence des champs nourriciers, les ciels capricieux du Nord, les vents, la pluie, la poudrerie, la route si parlante et chaque jour si animée par le va-et-vient du troupeau et des hommes, la maison, l’église, cœur des rustiques paroisses, toute la vie simple, saine et tenace du laboureur, tout un horizon aux lignes sévères, ont eu cette fortune que n’ont pas encore toutes nos provinces, de mettre leur reflet dans cette âme profonde, d’être magnifiés par les mots attendris d’un vrai poète.
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Georges Bellerive Brèves apologies de nos auteurs féminins

« Ce qui caractérise encore l’auteur des Visions gaspésiennes, c’est donc qu’elle n’est et ne veut être qu’une poétesse paysanne ; c’est qu’elle ne chante et ne veut chanter que les gens et les choses de chez elle.
« Par là l’œuvre de Mlle Lamontagne est personnelle. Par la forme elle ne l’est peut-être pas assez. La poétesse gaspésienne n’a pas encore conquis toute sa liberté. Des rythmes entendus chantent à ses oreilles et elle en adopte volontiers les dessins. Cela peut priver le lecteur, ici et là, du plaisir de la surprise ; cela n’enlève rien au charme intime de cette poésie sincère. »
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Georges Bellerive Brèves apologies de nos auteurs féminins

Madeleine, au premier feuillet de son livre, nous dit : Tout le long du chemin je me suis penchée et hâtivement j’ai ramassé ces quelques brins de vie. Comme une sœur, l’œil bon, l’âme bonne, elle a regardé la nature et surtout, ses frères les hommes. Attentive, elle a écouté la plainte toujours émouvante de la souffrance. Des regards mouillés, des lèvres pâlies lui ont dévoilé bien des drames du cœur.
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