Paul Féval, Les tribunaux secrets : ouvrage historique… (1864)
“ Le franc-comte était assis sur son trône, ayant à côté de lui le glaive et la branche de saule. Au-dessus de sa tête, l'acier des trophées scintillait dans les plis des bannières. Les francs-juges étaient debout alentour, et assistaient graves et silencieux à la cérémonie. Avant l'arrivée de l'accusé, le franc-comte prenait la parole et s'adres ait à l'assemblée : — Je vous demande, disait-il, si c'est bien réellement le moment et le lieu où je puis juger les causes portées devant le saint tribunal. Les francs juges répondaient : — Vous êtes investi du pouvoir par le grand-maître. ”
