Félix Mornand

Félix Mornand

Résumé

Portrait de Félix Mornand Félix Mornand La vie de Paris (1855)

Sous l'empire, Rerchoux et Delille l'ont chanté ; la restauration, si elle ne l'a pas chanté, l'a du moins beaucoup consommé, et les régimes 'qui ont suivi ne l'ont cédé en rien à la restauration. Aujourd'hui, qui ne sait que le café au lait forme le déjeuner des trois quarts de la population de Paris?
Nulle part plus qu'en France, et surtout à Paris, le café, érigé presque en divinité, n'a des temples coquets, somptueux, innombrables. Partout on prend le café; mais en aucun lieu du monde on ne le hume avec tant d'aise, de
comfort, de joyeux et brillants accessoires.
Source : Gallica

Portrait de Félix Mornand Félix Mornand La vie de Paris (1855)

C'est pour le coup que le grand roi aurait beau jeu à nous traiter comme ces Téniers dont il voulut certain jour purger son palais, et à s'écrier en courroux : « Otez-moi de là tous ces magots ! »
Il est vrai de dire que les magots n'auraient garde d'obéir à l'ordre. Les magots sont chez eux dans le palais du roi, dans la demeure du Soleil. C'est pour eux qu'en définitive Mansara et Le Nôtre ont travaillé.
On peut faire aussi à Versailles même la comparaison des écoles française et anglaise en matière de bosquets, de parcs et de jardifis.
Source : Gallica

Portrait de Félix Mornand Félix Mornand La vie de Paris (1855)

De la morne rive gauche passons au. boulevard du Temple, le plus leste, le plus pimpant, le plus brillant, le plus bruyant de tous les boulevards du monde. Je ne sais rien, en - vérité, de gai, d'animé, de vivant, de féerique comme cet élysée populaire, cette foire, cette fête perpétuelle, cet Eldorado de clinquant, aussitôt que les clartés
du jour s'effacent toutes honteuses, pour faire place aux mille jets du gaz.
Source : Gallica

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