Chef de bureau

Définition et enjeux

Portrait de Émile Gaboriau Émile Gaboriau Les Gens de bureau (1870)

En dépit du tapage, des conversations à douze, des visites continuelles, des chansons en choeur, des batailles, la besogne marche fort bien dans ce bureau, le plus chargé de tout le ministère et le seul qui ait à traiter des affaires sérieuses et délicates.
Le chef de ce bureau est le plus formaliste des hommes. Les honneurs administratifs lui ont monté au cerveau, et il porte la tête comme un Saint-Sacrement. C'est lui qui fait toujours faire antichambre un quart d'heure à tous ses subordonnés, surtout à son souschef, afin de bien établir la ligne de démarcation.
Source : Gallica

Portrait de Émile Gaboriau Émile Gaboriau Les Gens de bureau

Les cinq cents autres forment l’état-major : avec des capacités et du tact, du tact surtout, on est toujours de ceux-là, monsieur Caldas. D’ici trois ans vous devez être commis principal, sous-chef dans cinq ans, chef de bureau deux ou trois ans plus tard. Vous aurez trente-trois ans et toutes vos dents encore pour manger vos huit mille francs d’appointements. Arrivé là, l’avenir est à vous. Vous devenez chef de division et enfin directeur, conseiller d’État, etc. Tous les chefs de bureau deviennent directeurs : c’est écrit là-haut.
Source : Wikisource

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