Victor Litschfousse

Résumé

Victor Litschfousse Les quatre vieilles : roman fiscal (1937)

J'étais impatient, maintenant, d'être Répartiteur. Je voulais connaître le calepin. Comme ces ombres tragiques qui hantent les romans populaires, il me semblait le sentir derrière les murailles. Un pas furtif ? Le calepin. Un regard inquisiteur ? Le calepin.
Cela devint une obsession.
Le calepin !
Mais voici que le hasard mit sur mon chemin un contrôleur bon garçon qui, sans trop de façons, allongea le bras et, dans une pile, sur son bureau, cueillit un papier qu'il me tendit.
Source : Gallica

Victor Litschfousse Les quatre vieilles : roman fiscal (1937)

Car un éternel danger planait sur la Commission des Contributions directes ; un danger mystérieux dont on chuchottait entre soi ; un danger terrible ; un danger tel que la moindre divulgation pouvait le faire éclater comme un tonnerre ; un danger qui faisait baisser les voix, qui, d'elles-mêmes, refermait les portes sur des conciliabules, et détournait les yeux vers les coins obscurs des pièces ; un danger, enfin, auquel les « issus du concours » ne devaient pas être étrangers, car ils se trouvaient brusquement, les pauvres, isolés le long des couloirs.
Source : Gallica

Victor Litschfousse Les quatre vieilles : roman fiscal (1937)

Ah !
— Chut !..., le calepin.
— Et qu'est-ce que le calepin ?
— Parlez plus bas. Il y a le calepin. On ne sait pas ce qu'il est. Personne ne le connaît. Mais, il y a le calepin.
— Mais encore....
— Il ne figure pas dans la loi. Les règlements n'en parlent qu'à mots couverts... Il n'est rien... Il n'est pas... Mais, sans lui, tout le système fiscal s'écroule comme un château de cartes.
— Le calepin ?
— Le calepin.
Et, un doigt sur les lèvres, on me clignait de l'œil, en complice.
M. Canitiès, lui-même, ne semblait pas très informé. Il s'en tira en prenant les choses de loin.
Source : Gallica

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