Alphonse Allais,
Antibureaucratie
“ Nouveaux blasphèmes véhéments du contrôleur. — Pardon ! m’écriai-je, de combien est la place que j’occupe en ce moment ? — De trente centimes. — Conducteur, combien vous ai-je versé ? — Trente centimes. — Eh bien ! alors, je ne vous dois rien, ni un sou, ni une explication. Si votre Compagnie tient tant que ça au contrôle, elle n’a qu’à mettre un contrôleur à l’impériale, un contrôleur à l’intérieur et un contrôleur sur les marches. Mais, sous aucun prétexte, je n’entends être mêlé à cette ridicule et odieuse bureaucratie. ”
