Résumé

Portrait de Jules Roche Jules Roche Revue des Deux Mondes

Au contraire, dans le cas de l’impôt sur le revenu, le fisc cherche le contribuable lui-même, personnellement considéré. Il dit à chacun : « Quel est le total de votre revenu, en valeurs mobilières, en maisons, en terres, en prés, en vignes ? Quelles sont vos valeurs ? Où sont vos immeubles ? Quelles sommes gagnez-vous chaque année par votre travail, par votre profession, par votre commerce, par votre industrie ? En un mot, quel est le total et la composition de toutes vos ressources, de quelque nature qu’elles soient, de quelque part qu’elles proviennent ? »
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Il devient évident qu’un système qui violait tous les principes reconnus en matière d’impôt, qui, au lieu d’être concentré, était divisé à l’infini ; qui entraînait constamment des recherches et des empiétemens de l’administration, qui, à toute heure, provoquait le recel, la fraude et le mensonge ; qui par des duplications et des majorations de bénéfices retirait bien plus de l’épargne de la nation que ne recevait le Trésor, il devient évident qu’un pareil système ne peut pas survivre, chez un peuple libre, aux nécessités momentanées qui l’avaient fait établir.
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Jusqu’à la fin, la taille, l’odieuse, l’abominable, la détestée taille personnelle, resta le tribut imposé par le plus fort au plus faible, l’impôt payé par un contribuable qui ne l’avait pas consenti. Oui, l’immense et formidable concert des lamentations qui ne cessent de retentir jusqu’en 1789 se résume en définitive presque tout entier en ceci : le grief capital, celui qui domina tous les autres, c’était l’arbitraire, c’est-à-dire le non-consentement de l’impôt par ceux qui devaient le payer.
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