Résumé

Gouvernement et décentralisation… (1871)

Nous sommes dans une situation où aucune économie ne doit être négligée, et ces économies s'obtiendront en mettant en jeu un principe opposé à celui qui a dominé jusqu'ici. En effet, tout a été organisé en France en vue d'un pouvoir centralisateur plus ou moins despotique, s'appuyant sur une forte administration, absorbant tous les jours quelque chose de plus des initiatives individuelles et locales, au point que nous pouvions nous attendre, un jour ou l'autre, à voir l'État s'emparer de toutes les fonctions sociales et tous les citoyens transformés en fonctionnaires.
Source : Gallica

Gouvernement et décentralisation… (1871)

Pourquoi, par exemple, l'État s'occuperait-il des cultes, et y aurait-il un ministère de ce nom ? Pourquoi ne laisserait-il pas à chacun le soin de soutenir sa foi et son clergé ? Craint-on que les églises et les temples soient délaissés et que les desservants meurent de faim s'ils ne reçoivent pas de l'État leurs moyens d'existence ? Si oui, vous imposez à la nation le spectacle d'une immense hypocrisie, et vous donnez le droit de dire aux hommes de peu de foi que la religion est morte, qu'elle ne vit et ne peut vivre que d'une vie factice
Source : Gallica

Gouvernement et décentralisation… (1871)

Dans les armes spéciales la grande instruction reçue dans des écoles autrefois célèbres est, au bout de quelques années, recouverte d'une telle couche de rouille que plus rien n'apparaît de ce qui devait faire des sujets distingués, des citoyens utiles à l'État. La routine et l'indifférence ont tout éteint. Aussi c'est en vain que l'Allemagne perfectionne sa stratégie, élève et maintient l'instruction de ses cadres à un niveau inconnu jusqu'alors, par cette simple, très-simple méthode d'exiger des études et des efforts constants pour tout avancement
Source : Gallica

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