Résumé

Léon Beugnot L'administration de la Cochinchine française (1879)

La moitié des administrateurs actuels est plus que suffisante pour l'administration de la Colonie. Il n'y a du travail que pour un seul, et si les deuxième et troisième administrateurs font de l'administration, c'est que le premier s'en occupe peu, ou ce que font ses collègues subordonnés est sans utilité, et nul.
Lorsqu'il n'y a qu'un administrateur par inspection, les affaires marchent beaucoup mieux que lorsqu'il y en a deux ou trois, parce que le premier administrateur est généralement en querelle avec les deux autres, qui n'ayant aucune autorité, le jalousent.
Source : Gallica

Léon Beugnot L'administration de la Cochinchine française (1879)

Lorsqu'un nouveau gouverneur est nommé pour la Cochinchine, il y vient avec l'intention d'opérer de grandes réformes.
Mais arrivé dans la colonie, il est trompé, circonvenu par tous les rapports mensongers des administrateurs et par les hauts personnages de l'administration. Il sent instinctivement qu'il y a beacoup de réformes à opérer, mais il ne sait à qui s'attaquer, il fait des essais qui ne
réussissent pas, et après deux années de séjour il quitte la colonie désillusionné, souvent malade et avec la tristesse de n'avoir rien fait d'utile.
Source : Gallica

Léon Beugnot L'administration de la Cochinchine française (1879)

L'indulgence intéressée des administrateurs est des plus funestes.
Loin d'être un élément de prospérité pour la colonie, les Chinois y sont au contraire une cause de pauvreté. Ils ne cultivent pas les terres et ne s'enrichissent que par l'usure et la violence en interdisant le commerce à tout autre qu'eux par la crainte qu'ils inspirent. Dans tous les actes de piraterie, de vols à main armée, il y a toujours des Chinois.
Source : Gallica

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