Émile Zola,
La Curée
(1871)
“ Si un jour tu avais un enfant, tu trouverais pour lui une petite fortune toute prête. Quand Renée fut dans son coupé, elle poussa un soupir de soulagement. Elle avait des gouttes de sueur froide aux tempes ; elle les essuya, en pensant à l’humidité glaciale de l’hôtel Béraud. Puis, lorsque le coupé roula au soleil clair du quai Saint-Paul, elle se souvint des cinquante mille francs, et toute sa douleur s’éveilla, plus vive. Elle qu’on croyait si hardie, comme elle venait d’être lâche ! Et pourtant c’était de Maxime qu’il s’agissait, de sa liberté, de leurs joies à tous deux ! ”

