Léon Frapié,
Marcelin Gayard
(1908)
“ Dans une pose attentive, Lucette représentait une madone en miniature : visage ovale, effilé, régulier, les yeux d'une limpidité large, comme en extase profonde, les lèvres closes mollement sur l'âme prête à se montrer. Elle ne ressemblait ni à son père ni à sa mère ; toutes ses marques héréditaires venaient de sa grand'mère Marguerite. Elle avait, de celle-ci, la finesse de corps, l'imagination réfléchie et passionnée. Marcelin disait : « On croirait voir l'ombre de ma mère qui marche, qui fait des gestes, qui pense », et certains souvenirs trop héroïques l'effrayaient. ”
