Résumé

Antoine Gilbert Claveau De la Police de Paris, de ses abus et des réformes dont elle est susceptible… (1831)

Le peuple a poussé un cri; et princes, ministres, administrateurs, juges, soldats, espions, tous ont été comme frappés par une baguette magique : il n'y en a pas eu un qui ait pu essayer un pas. La grande ombre de la révolution française était
sortie encore une fois de son tombeau, et leur avait ordonné de s'arrêter.
Hélas ! croit-on qu'il y ait quelque plaisir à prédire des fléaux et des catastrophes? Non, le vrai citoyen, que nuls vils intérêts ne trou blent, voit le péril, s'afflige et avertit. Il n'y a que les perfides ou les lâches qui se taisent en présence de l'orage.
Source : Gallica

Antoine Gilbert Claveau De la Police de Paris, de ses abus et des réformes dont elle est susceptible… (1831)

Le peuple ne voudra jamais de législateurs héréditaires , et de sots siégeant en vertu du droit seul de leur naissance. Jamais peut-être il n'exista une telle unanimité dans les opinions ; tout en France s'entend et se répond pour condamner la succession dans les fonctions les plus importantes de l'ordre politique , parce que chez nous le premier sentiment, c'est véritablement le besoin de l'égalité en tout, et la liberté elle-même ne vient qu'après elle; car enfin un despotisme parfaitement nivelé est moins révoltant qu'une distribution inique des charges et des bienfaits de la société
Source : Gallica

Antoine Gilbert Claveau De la Police de Paris, de ses abus et des réformes dont elle est susceptible… (1831)

Retenir des inculpés à la préfecture de police pendant plus ou moins long-temps, quand ils sont arrêtés, entraver ainsi l'instruction judiciaire, la suspendre, c'est donc une espèce de détention arbitraire; car la captivité légale a duré plus qu'il ne le fallait.
Comment a-t-on néanmoins essayé d'échapper à ce reproche accablant ? Quand un individu est arrêté, on le traduit devant un commissaire de police, et celui-ci, croyant avoir tous les droits d'un véritable juge d'instruction, prend assez souvent le terme de vingt-quatre heures pour procéder à son information.
Source : Gallica

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