Jean-Baptiste-Magloire Robert

Résumé

Jean-Baptiste-Magloire Robert Adresse aux Chambres. La Police… (1821)

LES parvenus sans éducation sont souvent injustes, orgueilleux et tyrans domestiques.
Depuis que M. Angles a trouvé dans la préfecture une mine d'or, et dans ses terres des vassaux qui lui rendent hommage, de plus une meute de chiens qui courent les champs pour les plaisirs de monseigneur ; depuis enfin qu'il a des bois, sa tête est superbe , ses petits yeux sont fiers, et son langage est insolent. Il ne se contente pas de traiter la caisse de la police comme sa propriété, il regarde ses employés comme des serfs.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Magloire Robert Adresse aux Chambres. La Police… (1821)

Ce M. Rosan a étudié au collége de Louis-leGrand, avec un sieur Lagarde, commissaire spécial de police, à Florence, chef de division à la police, préfet du département de la Sarthe, pendant les cent jours, mis à la retraite avec une bonne pension, et rendant encore quelques services signalés à la chose publique.
M. Rosan se dit l'ame du ministère. Il à le travail facile, une souplesse rare, une gaîté folle
comme celle d'un enfant gâté de la révolution.
Source : Gallica

Jean-Baptiste-Magloire Robert Adresse aux Chambres. La Police… (1821)

Près de six cents filles publiques occupent par jour la Petite-Force, et se livrent aux vices les plus honteux, les plus dégoûtans.
Si les lois sont impuissantes pour empêcher les filles publiques d'exercer leur infâme métier, elles sont sans doute assez fortes pour punir les fonctionnaires publics qui légalisent une institution aussi déshonorante.
L'impôt illégal et impur que le préfet de police perçoit sur la protection qu'il accorde au vice le plus avilissant, est un obstacle à sa répression.
Source : Gallica

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