Résumé

Jean-Claude Clausel de Coussergues Projet de la proposition d'accusation contre M. le duc Decazes… (1820)

Et bien loin de haïr M. Decazes, c'est certainement l'homme au monde que je plains le plus : et je le plains en raison de la conviction où je suis du mal incommensurable qu'il a fait à la France et à l'Europe, en y ranimant, pour l'intérêt propre de sa fortune, l'esprit de toutes les révolutions. Quel mal plus grand peut-on désirer à un homme qui est condamné à porter le poids d'une semblable responsabilité!
Aussi l'objet de ma Proposition d'accusation n'a été autre que l'intérêt de mon pays. J'ai cru que tout serait perdu, si un ministre pouvait impunément sacrifier l'Etat à soi.
Source : Gallica

Jean-Claude Clausel de Coussergues Projet de la proposition d'accusation contre M. le duc Decazes… (1820)

M. Decazes était désormais au-dessus de toute mesure. On achevait de renvoyer de l'armée, de l'administration et du parquet des Cours de justice, les hommes dévoués à la maison royale ; on rappelait tous ses ennemis ; les libelles redoublaient de fureur contre nos Princes ; enfin le dernier héritier du trône succomba sous le poignard. Pour juger de la culpabilité ministérielle de M. Decazes dans cette horrible catastrophe, il faut examiner toute la suite de sa conspiration contre la succession légitime.
Source : Gallica

Jean-Claude Clausel de Coussergues Projet de la proposition d'accusation contre M. le duc Decazes… (1820)

Que, par l'erreur des rois ou par la trahison d'un ministre , les régimens passent successivement au pouvoir des ennemis de l'Etat; quand ils sont assez en nombre, ils peuvent jouer à découvert, mettre leurs cartes sur la table, et la révolution est consommée. Un régiment se déclare à Grenoble, à l'île de Léon ou à Nola : ceux qu'on envoie contre eux fraternisent ; un roi est détrôné sans coup férir, et une grande nation passe sous le joug ignominieux d'une soldatesque mutinée.
Source : Gallica

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