Léon Godard, L'Espagne : mœurs et paysages… (1862)
“ Pleins d'admiration pour Raphaël, pour Léonard de Vinci, pour Fra Angelico, nous n'en reconnaissons pas moins dans Murillo un rival de ces beaux génies, et dans l'art espagnol une puissance digne d'être mise en comparaison avec celle de l'art italien. Si le dernier l'emporte par le dessin, par ce que les classiques appellent la pureté du goût, par le spiritualisme élevé qui fait oublier dans ses compositions le monde matériel, le premier l'emporte peut-être à son tour par l'énergie avec laquelle il unit le divin et l'humain, la nature au surnaturel, la chair à l'âme et à Dieu. ”
