Franc-aleu

Définition et enjeux

Pierre Lanéry d'Arc Du Franc aleu (1888)

On n'avait pas mis l'aleu sous le titre des fiefs, parce que les aleux roturiers étaient le plerumque fit et étaient plus nombreux que les aleux nobles ; parce que rien ne diffère plus du fief que l'aleu, mais de là, à pouvoir tirer un argument a contrario contre l'aleu, il y a loin.
Comment se prouve, dans les pays alodiaux, la directe? 215
Cela résulte encore des termes mêmes de ces articles. En effet, les coutumes qui déclarent le franc-aleu naturel emploient les expressions ce héritages libres de censives..., qui ne le montre être serf...
Source : Gallica

Pierre Lanéry d'Arc Du Franc aleu (1888)

Il est certain que, si l'aleutier puissant a été un protecteur, par le fait même qu'il était souverain chez lui et ne dépendait de personne, il a dû aussi, souvent tourner au despotisme. L'aleu était une terre indépendante qui ne devait de service à personne, bien. Mais il ne faudrait pas croire que les terres alodiales fussent franches pour tous. Il faut au contraire se persuader de ce principe que, si l'aleu était franc par en haut, son propriétaire, par en bas, pouvait percevoir sur ses tenanciers tous les droits qui lui plaisaient.
Source : Gallica

Pierre Lanéry d'Arc Du Franc aleu (1888)

Le franc-aleu, dit Basnage sur l'art. 102 de la Cout, de Normandie, est une troisième espèce de biens (qui vient après le fief et la censive) . Elle est beaucoup plus estimable que les autres, puisque les terres de franc-aleu ne reconnaissent point de supérieur en féodalité et qu'elles ne sont sujettes à faire ou payer aucuns droits seigneuriaux. On les possède optimo jure et en pleine liberté.
Source : Gallica

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