Résumé

Portrait de Edgar Quinet Edgar Quinet Merlin l’enchanteur

MERLIN À DIANE DE SICILE.
Alhambra, tours Vermeilles. Ô mon cœur, retiens-toi ! glace-toi ! Ne laisse échapper ni ta joie, ni la peine.
Une lettre de vous, Diane ! Je pars à l’instant. En vain peuples et rois essayent de me retenir. Je pars en dépit d’eux. Et que me fait le monde ?
Je la reverrais, je presserais sa main ! Cela se peut-il, Diane ? Non, je mourrai cent fois avant que d’arriver.
Bonté et sagesse, voilà votre lettre. Indulgente, parce que vous êtes parfaite, vous prévoyez tout ; que puis-je, hélas ! qu’embrasser vos pieds sacrés.
Des conditions, Diane ! des conditions !
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Portrait de Edgar Quinet Edgar Quinet Merlin l’enchanteur

« Où donc est le tombeau de Merlin ? L’entrée était ici, et il s’étendait au loin dans le pays alentour, et nous n’en voyons plus de trace. Merlin a-t-il emporté son sépulcre comme une tente, ou comme la maison roulante d’un berger ? »
Alors ils avaient peur et commençaient à fuir. Bientôt, ils tournaient la tête, et se ravisaient ; puis, découvrant dans la lumière étincelante du soir, Merlin assis et souriant sur un débris de pierre tombale, entre Viviane et son fils, les peuples réveillés se prenaient par la main, et faisaient, en dansant, une ronde immense autour de lui.
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Portrait de Edgar Quinet Edgar Quinet Merlin l’enchanteur

Oui, c’est moi, Merlin ! Que Dieu le garde en joie ! Ta fidélité m’agrée et ne m’étonne point. Ton honneur s’est conservé sans tache dans ce sépulcre. Plût au ciel que nul n’ait failli plus que toi !
— Sire, merci. Depuis le jour où j’ai vu votre couronne, je n’en ai pas salué d’autres.
— Ô fidélité antique ! répliquait Arthus ; cœur d’or ! appui de ma maison ! Combien il est doux pour un roi de retrouver un ami que ni l’adversité, ni le temps, ni le tombeau même n’ont pu changer !
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