Edgar Quinet,
Merlin l’enchanteur
“ MERLIN À DIANE DE SICILE.Alhambra, tours Vermeilles. Ô mon cœur, retiens-toi ! glace-toi ! Ne laisse échapper ni ta joie, ni la peine. Une lettre de vous, Diane ! Je pars à l’instant. En vain peuples et rois essayent de me retenir. Je pars en dépit d’eux. Et que me fait le monde ? Je la reverrais, je presserais sa main ! Cela se peut-il, Diane ? Non, je mourrai cent fois avant que d’arriver. Bonté et sagesse, voilà votre lettre. Indulgente, parce que vous êtes parfaite, vous prévoyez tout ; que puis-je, hélas ! qu’embrasser vos pieds sacrés. Des conditions, Diane ! des conditions ! ”
