Gérard de Nerval,
Lorely. Souvenirs d’Allemagne
“ Croyez-vous, monseigneur, que je n’aime pas ma femme autant que vous aimez votre maîtresse ? Eh bien ! ai-je hésité un instant à m’en séparer ?... le prince. À vous en séparer ?... léo. Eh, mon Dieu ! monseigneur, n’est-ce point une séparation réelle que la vie que je mène... Croyez-vous que j’ignore ses chagrins... que je ne voie pas ses larmes ; eh bien ! j’ai sacrifié mon bonheur domestique à vos intérêts... je veux dire à ceux du pays ! Faites aussi vous-même le sacrifice d’un vain amour, et qu’on ne dise pas que c’est une femme hardie... ”
