Résumé

Portrait de Victor Tissot Victor Tissot Les curiosités de l'Allemagne du Sud (1886)

Au Rhin ! au Rhin ! les verres s'entre-choquent,. la main allemande cherche une main allemande, et tous ceux qui sont là, au nom du fleuve, s'unissent comme des frères. Oui, le Rhin est un fleuve sacré, et ses bords sont la patrie de l'Allemand, le foyer de la culture allemande. Ce qu'est le Gange pour les Hindous, le Rhin l'est pour les Allemands. La religion, les arts, la civilisation, se sont répandues de ses bords sur notre patrie, et c'est pourquoi notre devoir est de donner notre vie pour assurer la liberté de ses rives.
Source : Gallica

Portrait de Victor Tissot Victor Tissot Les curiosités de l'Allemagne du Sud (1886)

Il faut de bonne heure inculquer à l'enfance et à la jeunesse l'amour de la patrie. C'est ce que l'Allemagne a compris longtemps avant nous, peut-
être parce qu'elle a été plus éprouvée et plus malheureuse que la France.
Sa littérature pour la jeunesse est avant tout une littérature nationale et patriotique.
A Berlin, où l'on cultive plusieurs variétés de haine, on ne se contente pas du livre et de l'image, il faut encore le joujou de combat. C'est par les yeux plus que par les oreilles qu'on arrive à l'âme, a dit Horace.
Source : Gallica

Portrait de Victor Tissot Victor Tissot Les curiosités de l'Allemagne du Sud (1886)

C'est toujours au Dieu qui fait « croître le fer », à « l'Exterminateur céleste » que le poète s'adresse dans ses chants féroces et dans ses prières barbares.
A ces chants d'Arndt, un autre poète répondait, un poète qui portait la lyre d'une main et le glaive de l'autre, Théodore Koerner : « Hurrah ! frères, sus à l'ennemi ! hurrah ! pour affranchir le Rhin, notre père ! Hurrah ! pour venger l'Allemagne, notre mère !... Les épées s'agitent impatientes dans le fourreau ; elles ont soif du sang français ! Il faut marcher ! il faut combattre ! point de vaine pitié ! »
Source : Gallica

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