Résumé

Albert d' Aire Pèlerinage aux champs de bataille de Saint-Privat… (1893)

Coblentz, comme toutes les villes des bords du Rhin, est de temps à autre visitée par l'inondation; n'importe, un charme infini accompagne le voyageur dans ces lieux. On conçoit facilement l'amour passionné que suscitent dans un cœur germanique les rives du pays natal, on conçoit que l'indigène s'y attache avec une énergique tendresse, en les voyant si belles, en les peuplant par la pensée des ombres de ses aïeux, des monuments de son histoire, en y retrouvant tous les sites, tous les souvenirs, tous les fantômes dont la poésie l'entretient tout enfant dès son berceau.
Source : Gallica

Albert d' Aire Pèlerinage aux champs de bataille de Saint-Privat… (1893)

Les rives du Rhin au-dessous de Coblentz sont les mêmes que précédemment, c'est un bien-être inexprimable que de se sentir glisser sur une eau tranquille, les yeux rencontrant de tous côtés un paysage admirable ; mais passons maintenant un instant à considérer la physionomie du bateau qui parait transformé en vaste cuisine, le pont en réfectoire : la traversée de quelques voyageurs est une longue ripaille.
Source : Gallica

Albert d' Aire Pèlerinage aux champs de bataille de Saint-Privat… (1893)

Les gares sont spacieuses en Allemagne et aucune porte, donnant accès sur la voie, n'y est fermée, on y jouit d'une grande liberté; les restaurants y abondent, chaque classe a le sien séparé, les nappes d'une grande fraîcheur avec dessins damassés rouges et bleues, sont d'un effet riant qui attire l'ceil , en ouvrant l'appétit; nous nous y arrêtons pour souper, puis nous reprenons le train pour Heidelberg, traversant à nouveau la forêt Noire éclairée en guise de réverbères par la clarté des étoiles.
Source : Gallica

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