Jules Lermina

Jules Lermina

Résumé

Portrait de Jules Lermina Jules Lermina Les mille et une femmes. Tome 2 (1879)

Certes, Farjas était un grand danger; elle connaissait l'homme, et, en se retrouvant en face de lui, le premier sentiment qu'elle avait ressenti avait été celui d'une profonde terreur.
Cet homme, en effet, n'était-ce pas par une sorte de miracle qu'il avait échappé à la mort ?
Et s'il avait failli mourir, n'était-ce pas elle, Sidonie Basuche, qui était l'auteur de ce complot, de cette trahison?
Un instant donc elle avait tremblé; mais, bientôt, elle avait compris que pour cet homme l'intérêt passerait avant la vengeance.
Source : Gallica

Portrait de Jules Lermina Jules Lermina Les mille et une femmes. Tome 2 (1879)

Tu as parlé, dit Modak, dont le visage avait des contractions furieuses; je vais parler, moi aussi!. Femme, tu es le crime, tu es le vice! tu es le monstre!. Ce n'est pas vrai, tu ne venges ni ton aïeul ni ton père : tu tues pour tuer! Tu es la bête fauve qui veut du sang, la créature criminelle à qui toute vertu fait horreur, à qui tout honneur fait honte!. Regarde-moi bien! moi, Modak, l'honnête homme dont tu as fait un bandit et un forçat.
Tu m'as enivré de ton amour pour faire de moi un assassin, comme tu as fait de ton amant Conrad un cadavre.
Source : Gallica

Portrait de Jules Lermina Jules Lermina Les mille et une femmes. Tome 2 (1879)

C'est à ce mot qu'une pensée infernale avait germé dans l'esprit de Mme de Pontac.
Au lieu d'un ennemi, elle n'avait plus devant elle, dans Farjas, qu'un complice, qu'un complice intéressé à la servir, c'est-à-dire à se débarrasser, en l'en débarrassant elle-même, du seul homme qui pouvait faire échec à leur fortune commune.
Alors l'infernale créature n'avait plus hésité.
Elle avait dit à Farjas : — Tu me demandes ta part de ma fortune. Cette fortune n'est pas à moi. Un homme peut m'en déposséder demain ; cet homme a pour nom Albert de Pontac.
Source : Gallica

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