Joseph Eduard Conrad Bischoff

Élements biographiques

Joseph Eduard Conrad Bischoff,  Barberousse, ou L'église au XIIe siècle (1866)

“ Cette vérité frappante, formulée avec calme, réveilla à peine un souvenir dans l'âme de Barberousse.
— Votre argumentation est à la fois injuste et fausse; toute la terre est au pape, et il peut, partout, jeter son filet de pêcheur ; ce n'est pas nous, protecteur de l'Église, qui chercherons à l'en empêcher.
— Oui, tant qu'il sera sous vos ordres, vous le laisserez agir; mais si le pape désire être son propre maître, si, indépendant de tout pouvoir humain, il veut enfin régner par lui-même, qu'arrivera-t-il?
— Il n'y a qu'un seigneur sur la terre, et c'est
l'empereur !
”
Source : Gallica

Joseph Eduard Conrad Bischoff,  Un Voyage de noces, ou Luther et sa fiancée… (1861)

“ Laisse-moi le temps de regagner le ciel perdu, par des jeûnes, des mortifications et une sainte vie monastique.
— Ou plutôt l'enfer, imbécile ! cria une voix sortant d'un proche buisson.
— Le ciel ! le ciel ! répétait Clémens dans l'excès de l'angoisse et de la frayeur; j'abjure mon erreur devant Dieu et devant les hommes.
— Alors, en enfer, moine apostat! dit la même voix.
— Ce doit être le diable ! dit Melchior en regardant de toutes parts. Heureusement que je t'ai épargné ; il vient chercher ton ame.
— Que le diable s'empare de toi, maudit valet d'un maudit maître, dit Hans Knopf.
”
Source : Gallica

Joseph Eduard Conrad Bischoff,  Barberousse, ou L'église au XIIe siècle (1866)

“ Grâce à Dieu, ma santé est bonne, c'est vrai. Mais, à mon âge, on doit toujours être prêt pour le grand voyage ; on doit se familiariser avec la pensée de la mort qui peut arriver subite et imprévue. Comme je te l'ai dit, il me serait actuellement impossible de mourir en paix. L'isolement où tu te trouves m'inquiète; tu dois, Hermengarde, décharger mon cœur de cette inquiétude. Tu as vu de près Rapallo; tu as trouvé en lui un noble et généreux jeune homme, vraiment digne toi.
La jeune fille demeura silencieuse ; ses lèvres s'agitèrent, des larmes s'échappèrent de ses yeux.
”
Source : Gallica

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