Pierre Maël, Petit Ange. (5e mille.) (1896)
“ Chaque jour on prend congé de quelqu'un. Et soudain un grand frisson la secoua. Elle devint très pâle, et ses yeux se fixèrent tout grands ouverts sur Joël avec une expression d'horreur indicible. Une pensée affreuse venait de lui traverser l'esprit, et l'avait comme pétrifiée. Lui aussi était un vieillard, lui aussi était voisin de la mort! Qui savait? Faudrait-il donc lui dire adieu? Et bientôt peut-être? L'imagination frappée de l'enfant avait évoqué sur-le-champ les images de deuil, les souvenirs du grand chagrin souffert, là-bas, dans la cabane du sabotier. ”
