Wagha-na

Définition et enjeux

Pierre Maël Les derniers Hommes Rouges: Roman d'aventures (1895)

Et il semblait que cette ligne allât se perdre aux bornes mêmes de l’horizon.
Le danger était si grand que Wagha-na, inquiet pour ses compagnons, en semblait perdre son sang-froid ordinaire.
Il s’oubliait au point de mêler, dans ses exclamations en langue indienne ou française, des mots de langue anglaise.
— Well, well ! criait-il, piquez, piquez ferme ! All is lost !
Oui, tout était perdu, si l’on ne gagnait pas, avant de subir le choc du troupeau, la bande verdoyante des sapins que l’on voyait couper le ciel à moitié d’un demi-mille maintenant.
Source : Gutenberg

Pierre Maël Les derniers Hommes Rouges: Roman d'aventures (1895)

Il avait saisi la monture d’un de ses guerriers morts ; et, maintenant, avec une incontestable bravoure, il s’avançait, au pas de sa bête, prodiguant d’héroïques défis à ses adversaires.
Wagha-na est un lâche qui a perdu les mœurs de sa race. Il est né d’une chienne domestiquée par les blancs pour faire la chasse aux Rouges. Il se cache derrière son cheval et il se fie à sa carabine, parce que le plomb des visages pâles va plus loin que les flèches des fils aînés du Grand Esprit. Mais il n’oserait affronter le tomahawk d’un homme libre.
Source : Gutenberg

Pierre Maël Les derniers Hommes Rouges: Roman d'aventures (1895)

Lui-même, par un testament en règle, avait institué son ami légataire universel d’une fortune déjà respectable que Wagha-na, avec autant d’intelligence que de bonheur, avait prodigieusement accrue. Aujourd’hui l’Indien se trouvait à la tête d’une opulence qui se chiffrait par millions.
Son premier acte avait été de conduire l’orpheline à Montréal où il l’avait confiée aux religieuses du Saint-Esprit, en ayant soin, pour plus de précautions, de la recommander à la supérieure sous les noms de Marie-Madeleine Jean.
Source : Gutenberg

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