“ Le mustang semble connaître et prévoir le sort qui l’attend, une fois qu’il tombe au pouvoir de son dompteur. On serait presque tenté de croire que ceux qui parviennent à s’échapper des plantations et à rejoindre leurs compagnons nomades et indépendants, leur ont fait le tableau des souffrances et des ennuis qui accompagnent la domestication. Je m’étais moi-même, sans descendre de selle, transporté à l’autre bout de la prairie, en me chargeant, dès que le cercle aurait été fermé, de sonner du cor pour épouvanter le troupeau. ”
Mustang
Définition et enjeux
Citations sur “mustang”
Album de l'histoire naturelle. Les Mammifères… (1903)
“ Le mustang peut devenir une excellente monture. On le capture le plus souvent au moyen du lasso, longue corde munie d'un nœud coulant et terminée par un anneau de fer qui sert à lui donner une forte impulsion; cet engin peut être lancé à une grande distance et, s'enroulant autour des membres de l'animal, paralyse ses mouvements et lui interdit la fuite. ”
James Oliver Curwood,
Le fils des forêts
(1938)
“ Nul mustang impétueux des plaines n'exerça de plus puissants attraits sur un jeune aventurier. Aucune de ces ambitions ne se réalisa, et mon camarade Charley lui-même, lorsque je lui fis mes confidences, fut incapable de saisir l'originalité de mon idéal. ”
Emmanuel Domenech,
Journal d'un missionnaire au Texas et au Mexique…
(1857)
“ Il monta une mule mustang, qui, au milieu de la plaine, prit fantaisie de le désarçonner. Pendant une heure et demie, il lutta avec toute l'énergie possible, au milieu des broussailles et des troncs d'arbres, contre lesquels il brisa éperons et étriers. La mule s'emporta de plus en plus, jusqu'à ce qu'elle eût rompu la bride ; alors quelques minutes suffirent pour envoyer rudement à terre le pauvre cavalier. Durant trois jours, il fut obligé de garder le lit, ou plutôt la couverture qui en tenait lieu. ”
Carl Vogt,
Leçons sur l'homme, sa place dans la création et dans l'histoire de la terre…
(1878)
“ On ne peut nier que, chez ces pauvres créatures, il n'y ait eu un mouvement rétrograde ; il est constant que le manque de soins et de nourriture ont transformé le noble cheval en un petit mustang à gros ventre et au Poil hérissé. ”
“ L'ours gris se jette sur l'animal qui s'offre à lui, sans regarder à la taille et à la vigueur de son antagoniste. L'élan, le daim, le bison, le mustang succombent à l'instant sous son étreinte. D'un seul coup de patte il leur cloue ses griffes dans la chair, comme s'il assénait un coup de hache, et il peut traîner aussi loin qu'il le veut un buffle qui a toute sa croissance; il se jette sur l'homme à cheval ou à pied, et l'on raconte que parfois une douzaine de chasseurs ne parviennent pas à lui tenir tête. Dix, quinze, vingt balles tirées sur un ours gris ne le mettent pas hors de combat. ”
Bénédict-Henry Révoil,
Chasses dans l'Amérique du Nord…
(1883)
“ Jack, le guide de notre caravane, nous attendait de son côté à Lorette avec ses autres compagnons. Nous nous mîmes en route un matin, au point du jour, dans une carriole fort basse, à laquelle étaient attelés deux excellents chevaux mustangs conduits en tandem. Un traîneau attelé d'un seul cheval suivait notre véhicule, et nous y avions entassé nos armes, nos provisions de bouche et les autres objets indispensables pour camper dans le désert canadien. ”
Thomas Mayne Reid,
Le Cheval sauvage
“ C’est ainsi que j’entrai en possession du Cheval blanc, le plus beau mustang qui, de mémoire d’homme, ait foulé la pampa mexicaine. ↑ En avant ! En avant ! — Interjection qui n’est employée que par les Américains des États-Unis. ”
Alphonse Allais,
Le ferrage des chevaux dans les Pampas d’Australie
“ Avec un peut d’entraînement, quelque application, un coup d’œil sûr, c’est simple comme bonjour. Vous attendez que le cheval galope dans votre axe et vous montre les talons, si j’ose m’exprimer ainsi... À ce moment, pan, pan, pan, pan ! vous tirer vos quatre coups, si j’ose encore m’exprimer ainsi, et voilà votre mustang ferré. Alors, il est tellement épaté, ce pauvre animal, qu’il se laisse approcher aussi facilement que le ferait un gigot de mouton aux haricots. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Pauvre Cap ! ”
Alfred de Bréhat, Bras d'acier (1858)
“ Craddle, Chaville et moi nous allons nous précépiter vers Loïc et faire tout au monde pour délivrer ce pauvre enfant. Vous autres, profitez du tumulte pour courir au petit bouquet de bois derrière lequel paissent les mustangs des Apaches. Tâchez d'en prendre quelques-uns et fuyez veetre à terre dans la direction du corral de l'aguaje. Suivez ensuite le cours de la rivière et ne vous arrêtez que lorsque vos chevaux tomberont de fatigue. Ayez bien soin de chasser devant vous les mustangs afin que les Indiens ne puissent les monter pour vous poursuivre. Laissez Benito passer devant vous. ”
Album de l'histoire naturelle. Les Mammifères… (1903)
“ Les mustangs vivent toujours en troupeaux très nombreux, soumis à l'autorité d'un seul chef qui leur transmet ses ordres, dans un langage connu d'eux seuls bien entendu, avec une rapidité surprenante ; presque tous les chevaux sauvages d'ailleurs s'organisent de la même manière. ”
Règlement de manoeuvre du train des équipages militaires… (1912)
“ Avec son paquetage, le conducteur en guides met dans le coffre de sa voiture : - Sa capote roulée; Le campement, s'il y a lieu; Les couvertures de ses chevaux roulées et maintenues par les surfaix de couvertures; Les musettes-mangeoires garnies ; Les ferrures, clous et crampons. Il accroche son mousqueton au porte-mousqueton. Tous les hommes montés, pourvus d'un cheval de selle ou d'un attelage, mettent le manteau sur la selle, comme il est dit au n'ai. Si la troupe est pourvue de sacs-tentes-abris, ces objets, disposés comme il a été dit, sont placés sur les coffres des voitures. ”
Gérard de Contades,
Le driving en France (1547-1896…
(1898)
“ Nous n'aurons guère à mentionner que le Mercure universel, illustration théâtrale, littéraire et industrielle, né en 1848 et transformé, en 1850, en Moniteur illustré de la haute carrosserie, et, en 1857, le Guide du carrossier, publication plus sérieuse, qui subsiste encore et qui forme, texte et planches, l'un des recueils les plus intéressants à consulter pour l'historique du Driving. Mais les voitures sont essentiellement un moyen de paraître et d'être remarqué. ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Œuvres de Goethe
“ Tandis que les voitures avancent doucement, et font halte s’il survient un obstacle, les piétons sont tourmentés de diverses manières. La garde du pape passe et repasse à cheval à travers la presse, pour veiller au maintien de l’ordre et à la circulation des voitures, et, au moment où vous évitez la tête d’uïi cheval de carrosse, vous sentez à votre dos la tête d’un cheval de selle. ”
Gérard de Contades,
Le driving en France (1547-1896…
(1898)
“ La voiture déjà fait place à l'automobile. Avec l'automobile, le menage n'existe plus, et le cocher doit céder son siège au mécanicien. Ces quelques pages présenteront donc, peut-être, l'historique des voitures jusqu'au chapitre dernier. Puissent ceux qui vont les feuilleter éprouver quelque plaisir à regarder passer, comme en un Longchamps de quatre siècles, les équipages de leurs pères, avant de s'inquiéter de ce que seront un jour, dans les transformations incessantes de la locomotion, les véhicules mécaniques de leurs arrière-neveux! ”
Xavier de Montépin,
Sa Majesté l'argent. II
(1877-1878)
“ La voiture de louage était une sorte d'antique cabriolet de forme réjouissante, très-haut sur ses deux roues, avec une capote ronde et poudreuse dont les compas soudés par la rouille ne pouvaient plus se plier. Derrière cet échantillon bizarre de carrosserie antédiluvienne était attachée par des eordes une grande valise de cuir fauve, une boîte carrée de bois blanc et deux étuis contenant, l'un un parasol de taille gigantesque, l'autre un de ces chevalets portatifs dont les artistes se servent en voyage, et qui ne tiennent pas beaucoup plus de place qu'une grosse canne quand ils sont fermés. ”
Gérard de Contades,
Le driving en France (1547-1896…
(1898)
“ Elles (les vieilles voitures) ont fait place à la berline plus légère, à la désobligeante superbe, à la dormeuse immobile, au phaëton rapide, au wiski aisé, au cabriolet solo, à grelots et à sonnettes. Les voitures sont coupées carrément ; elles sont haut montées ; leur marche est bruyante ; le siège du cocher est un large et long canapé à franges riches ; il est juché si haut qu'on pourrait l'appeler un télégraphe. Les panneaux des voitures sont garnis de lames et de bossettes en métal. Il n'y a Plus ni armes, ni chiffres ; un vernis égal leur donne à toutes un air de ressemblance. ”
Auguste de Gérando,
La Transylvanie et ses habitants
(1845)
“ On voit quelquefois sur les chemins trois ou quatre voitures qui se suivent, chacune attelée de quatre ou six chevaux. En avant trottent les chevaux de selle que l'on monte de temps à autre pour rompre la mono- tonie de la route. Les serviteurs sautent à bas du siège pour se pendre à l'un des côtés de la voiture, et faire contre-poids lorsque survient une ornière profonde. ”
Xavier Eyma,
Les peaux noires : scènes de la vie des esclaves
“ Au premier aspect, rien de plus disgracieux qu’une volante ; une caisse de cabriolet placée au centre de deux brancards démesurément longs ; deux roues énormes dépassant de quelques pouces la capote de la voiture, et rejetées fort à l’arrière ; un cheval ou un mulet attelé à l’extrémité des brancards, et paraissant, tout d’abord, traîner autre chose que ce singulier équipage. Entre la caisse de la voiture et le cheval, il existe bien un espace de cinq à six pieds. ”
Capitaine Gros, Batteries montées de 75. Instructions intérieures… (1914)
“ Tout le personnel porte en sautoir : L'étui-musette, contenant la gamelle, le quart, la cuiller, le pain (et le couteau à conserve pour les chefs de pièce) ; Le manteau ou la capote. b) Les musettes-mangeoires vides des chevaux sont placées : Chevaux de selle et d'attelage à la Daumont : roulées et fixées au côté gauche du troussequin de la selle par une des courroies de charge; Chevaux conduits en guides : fixées sur le dessus de cou, ■ à gauche, au moyen de la corde de suspension que l'on fait passer dans l'anneau de rênes et autour de la musette. ”
Daniel Ramée, La Locomotion. Histoire des chars… (1856)
“ On appelait diligence, berlingot ou carrosse coupé, le carrosse à un siége sur le derrière avec glaces sur le devant. Tout le monde connaît nos coupés modernes, auxquels ressemblaient ceux du XVIIIe siècle. Du temps de Louis XV, on inventa les voitures carrossées, voitures auxquelles les portières n'étaient point apparentes. Le coche du XVIIIe siècle était une voiture à quatre roues et à brancards, destinée à transporter les voyageurs d'une province à l'autre. ”
Claude Anet,
Les Roses d'Ispahan-La Perse en Automobile
(1906)
“ Mais voilà que, comme nous atteignons ainsi au galop le sommet d’un col en miniature, le cheval de tête s’emballe, fait à toute allure un tournant à angle aigu, se précipite en bas d’une pente rapide; les quatre chevaux derrière lui le suivent tant qu’ils peuvent, le cocher hurle, la diligence oscille, les roues de droite [223] quittent le sol, la lourde voiture se penche sur deux roues vers un précipice à gauche; nous voyons au-dessous de nous les rochers sur lesquels nous allons être écrasés, ils sont de couleur violette... ”
Adolphe Joanne,
Paris illustré en 1870 et 1876…
(1876)
“ Les écuries impériales comprennent en tout 180 voitures et de 300 à 320 chevaux de selle, d'attelage ou de poste, répartis entre le Louvre, les Tuileries, les grandes écuries récemment construites sur le quai d'Orsay, en face du pont de l'Aima, et Saint-Cloud. ”
Gérard de Contades,
Le driving en France (1547-1896…
(1898)
“ Gare les voitures ! Je vois passer dans un carrosse le médecin en habit noir, le maître à danser dans un cabriolet, le maître en fait d'armes dans un diable, et le Prince court à six chevaux ventre à terre, comme s'il étoit en rase campagne. L'humble vinaigrette se glisse entre deux carrosses et échappe comme par miracle. Des jeunes gens à cheval gagnent impatiemment les remparts Les voitures et les cavalcades causent nombre d'accidents pour lesquels la police témoigne la plus parfaite indifférence. ”
Jules de Saint-Félix, Louise d'Avaray. Tome 1 (1844)
“ Parlerons-nous de la voiture de poste de monseigneur Florimond, de celte calèche armoriée , douce comme un hamac, roulante comme une boule d'ivoire, vrai chef-d'oeuvre d'élégance, de grâce et de douces commodités? Tout était prévu, dans cet ouvrage de carrosserie, pour traverser heureusement et sans privation aucune, les pays les plus âpres et les moins civilisés. La cave la mieux pourvue, le garde-manger le plus riche , permettaient d'aller loin en toute sûreté. ”
André Janin, Fulton Georges et Robert Stephenson… (1861)
“ Les voitures publiques employées en Angleterre sont d'élégants carrosses dans le dernier goût, attelés de quatre coursiers impatients, fiers des brillants harnais dont ils sont revêtus. L'étranger qui doit monter pour la première fois sur ces voitures est fort embarrassé. ”
Jean Hardÿ, Mémoires militaires du général Jean Hardy… (1883)
“ Quel avantage incalculable dans un pays de montagnes où une voiture à un cheval ne peut pas charrier plus de 5 quintaux! Indépendamment des profits de toutes sortes qui résulteront de la navigation, on peut compter que deux chevaux et quatre hommes porteront une aussi lourde charge que 50 ou 60 chevaux attelés à des voitures. ”
Daniel Ramée, La Locomotion. Histoire des chars… (1856)
“ Quoique les voitures fussent devenues plus fréquentes au XVIe siècle, et que les femmes nobles et les femmes riches commençassent à les utiliser pour leurs plaisirs, les hommes, toutefois, regardaient encore l'usage du carrosse comme indigne et inconvenant pour eux. En Allemagne, quand les électeurs et les princes ne voulaient pas assister aux diètes, ils s'excusaient auprès de l'empereur en disant que l'exercice et le mouvement du cheval les incommodaient ou leur étaient nuisibles. ”
Maxime Du Camp,
Les Voitures publiques dans la ville de Paris - les Fiacres et les Omnibus
“ Plus loin sont empilés les ressorts, les essieux, les cercles de moyeux, les écrous, les clous, les vis, les lanternes, les crochets d’italienne, les boucles de harnais, les mors, les marchepieds, tous de dimensions réglementaires et en rapport mathématique, avec chacune des espèces de voiture que fabrique la compagnie. Dans des greniers longs et étroits qui font le tour de la maison, on a disposé dans un ordre parfait tous les morceaux de bois ouvrés qui entrent dans la construction des voitures. ”
Jules Cornély,
Le czar et le roi : souvenirs et impressions de voyage
(1884)
“ Ce sur quoi les guides, par exemple, n'insistent pas assez, c'est le pittoresque des voitures, toutes petites, sans rebord, attelées d'un cheval qui marche comme le vent, pourvues d'un cocher à chapeau de feutre évasé, à grande redingote lui battant les talons, et qui excite son cheval en lui cinglant la croupe avec la boucle des rênes pendantes. ”
Frédéric Masson,
L'impératrice Marie-Louise , par Frédéric Masson
(1902)
“ Il y faut cinquante voitures, attelées de deux cent cinquante-neuf chevaux de poste, plus dix-sept bidets pour les piqueurs et, des écuries, six brigades de chevaux de selle, six berlines de ville, trois calèches en Daumont et cinquante chevaux de carrosse. ”
Gérard de Contades,
Le driving en France (1547-1896…
(1898)
“ L'histoire des voitures à la fin de notre siècle contient un chapitre d'incomparable splendeur : celui des équipages sous le second empire. Jamais le désir de posséder des attelages, non-seulement brillants mais encore d'une correction impeccable, ne s'était manifesté en de tels efforts de luxe. ”
Ferdinand François Philippe Marie d'Orléans Montpensier, La Ville au Bois dormant (1909)
“ Et maintenant, mes lecteurs n’échapperont point à la description de la voiture ! Je m’en voudrais trop d’oublier cette brave et fidèle amie. Tous les automobilistes me comprendront : ils savent qu’un vrai chauffeur s’attache à sa machine comme un bon cavalier à son cheval et qu’il finit, pour ainsi dire, par la considérer comme un prolongement de sa personnalité. ”
Ferdinand François Philippe Marie d'Orléans Montpensier, La Ville au Bois dormant (1909)
“ Nous allons donc pouvoir marcher par nos propres moyens. Ce n’est pas trop tôt. Nous commencions vraiment à oublier que nous étions en automobile !Guérin pompe un peu de pression au réservoir d’essence, tourne la manivelle, et le moteur ronfle à la grande joie de notre escorte indigène qui s’habitue au monstre.Quelle joie ! Plus de buffles !! Comme nous allons avaler cette clairière qui semble à la fois nous inviter et nous narguer, telle une jolie femme en humeur de flirt.Tout est prêt : je vais démarrer... quand Hervé de Bernis me crie d’arrêter le moteur. ”
Félix Frédéric Moreau, Aux Etats-Unis : notes de voyage (1888)
“ Dans les chemins, des cavaliers, des victorias élégantes, bien attelées, menées par des cochers à la livrée correcte, tout un luxe d'équipages enfin qui surprend en Amérique. On sait en effet que le véhicule classique est le buggy, voiture grêle, montée sur quatre roues légères d'égal diamètre, affublée, suivant les circonstances, d'une capote minuscule qu'on pourrait qualifier de capuchon, et invariablement conduite par le propriétaire lui-même, vêtu du cache-poussière de toile grise dont aucun bon Américain ne saurait se passer. ”
