Jean Hardÿ

Élements biographiques

Jean Hardÿ,  Mémoires militaires du général Jean Hardy… (1883)

“ POSITIONS DE LA RIVE GAUCHE.
Je ne crois pas, comme le prétendent beaucoup de militaires, que l'abandon de la Moselle doive nous reporter de suite sur la Meuse.
Il faudrait, pour motiver une retraite aussi précipitée, se trouver dans un pays épuisé, Coffrant aucune route facile et ne présentant aucun obstacle à opposer à l'ennemi.
La Meuse prend sa source en France, ses deux rives nous appartiennent dans une grande partie de son cours ; elle ne peut donc pas être pour nous un fleuve aussi dangereux que le Rhin l'est pour l'ennemi.
”
Source : Gallica

Jean Hardÿ,  Mémoires militaires du général Jean Hardy… (1883)

“ « Nous avons eu hier une bataille sérieuse qui a duré depuis 6 heures du matin jusqu'à la nuit. L'ennemi était en forces triples des nôtres : il n'y avait que la division de Ney et la mienne pour lui résister sur le point de l'attaque; nous nous sommes battus comme des lions et nous n'avons fait que changer de position, la nôtre n'étant pas tenable avec aussi peu de monde.
» Nous prendrons notre revanche dans deux ou trois jours. Je ne serai pas de la partie, ayant eu hier la main gauche percée d'une balle, au moment où je menais pour la 3e fois mon infanterie à la charge. »
”
Source : Gallica

Jean Hardÿ,  Mémoires militaires du général Jean Hardy… (1883)

“ La position en avant des ponts de Trèves et de Consarbruck est d'une étendue si considérable qu'il faut un corps d'armée pour la défendre.
Sa situation peut la faire envisager comme une des principales : en effet, elle s'appuie à notre frontière et couvre Luxembourg; elle est bornée, à droite, par deux cours d'eau; à gauche, elle nous rend maîtres d'une partie de la Moselle; enfin, elle peut concourir grandement aux opérations de l'armée de Rhin-et-Moselle, qui s'étend jusqu'à elle et s'y appuie solidement.
”
Source : Gallica

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