Résumé

Jean Hardÿ Mémoires militaires du général Jean Hardy… (1883)

POSITIONS DE LA RIVE GAUCHE.
Je ne crois pas, comme le prétendent beaucoup de militaires, que l'abandon de la Moselle doive nous reporter de suite sur la Meuse.
Il faudrait, pour motiver une retraite aussi précipitée, se trouver dans un pays épuisé, Coffrant aucune route facile et ne présentant aucun obstacle à opposer à l'ennemi.
La Meuse prend sa source en France, ses deux rives nous appartiennent dans une grande partie de son cours ; elle ne peut donc pas être pour nous un fleuve aussi dangereux que le Rhin l'est pour l'ennemi.
Source : Gallica

Jean Hardÿ Mémoires militaires du général Jean Hardy… (1883)

La position en avant des ponts de Trèves et de Consarbruck est d'une étendue si considérable qu'il faut un corps d'armée pour la défendre.
Sa situation peut la faire envisager comme une des principales : en effet, elle s'appuie à notre frontière et couvre Luxembourg; elle est bornée, à droite, par deux cours d'eau; à gauche, elle nous rend maîtres d'une partie de la Moselle; enfin, elle peut concourir grandement aux opérations de l'armée de Rhin-et-Moselle, qui s'étend jusqu'à elle et s'y appuie solidement.
Source : Gallica

Jean Hardÿ Mémoires militaires du général Jean Hardy… (1883)

La route de Trèves à Coblentz, qui longe la Moselle et passe en avant des hauteurs, s'embranche à plusieurs routes conduisant dans les Pays-Bas.
La plupart de ces routes traversent la position de Witlich, et leur point principal de réunion se trouve sur la hauteur de Huntheim, où passe la grande route.
Il est étonnant qu'une montagne, très-élevée et isolée des autres par des ravins profonds, soit le point de réunion de plusieurs routes; c'est pourtant de cette hauteur que partent les chemins qui conduisent à Bonn, à Aix-la-Chapelle et à Liège.
Source : Gallica

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