Ferdinand François Philippe Marie d'Orléans Montpensier

Élements biographiques

Ferdinand François Philippe Marie d'Orléans Montpensier La Ville au Bois dormant (1909)

Quand on vient de passer un obstacle, la vitesse devient un besoin impérieux. Nous le satisfaisons donc et nous roulons en troisième à travers champs. Les notables de Baraï, qui s’amusent comme de grands enfants, nous suivent dans un tourbillon de poussière, au galop précipité de leurs chevaux qui n’en peuvent mais... l’un d’eux même, enivré de vitesse, court à bride abattue devant la voiture. Il nous force à modérer notre allure et nous aveugle de sable. Nous avons beau donner des coups de trompe, faire mugir la sirène, lui crier de s’écarter, rien n’y fait !
Source : Gutenberg

Ferdinand François Philippe Marie d'Orléans Montpensier La Ville au Bois dormant (1909)

Saïgon ! Enfin !
Depuis l’aube, à mesure que le Polynésien remontait la rivière, la silhouette de la ville s’est précisée, blanche et rouge sur le fond vert du paysage cochinchinois. Partout autour de nous, sur les deux rives du fleuve, jusqu’aux confins de l’horizon, du vert, rien que du vert, toute la gamme des verts, du vert nuancé des rizières, au vert profond et comme vernissé des arbres aux feuilles immobiles. Toute cette nature semble peinte par un impressionniste truculent ! « C’est une symphonie en vert majeur », eût-on dit aux temps anciens (déjà) du naturalisme...
Source : Gutenberg

Ferdinand François Philippe Marie d'Orléans Montpensier La Ville au Bois dormant (1909)

On en a, comme dirait Guérin, « plein les mains ! »
Une secousse plus forte brise la glace d’un des phares...
Le réservoir grince sur la pierre : heureusement qu’il est bardé d’une tôle protectrice.
Enfin, nous arrivons au bas de cette descente sans autre avarie. Des cris nous parviennent à travers la nuit : c’est le village, Tampho et la soupe enfin !
Point du tout ! et il nous faut prendre notre parti d’une nouvelle désillusion.
Tout ce vacarme, ce n’est rien... qu’une de nos charrettes en panne, celle de Bernis dont les bœufs se sont couchés en travers du chemin.
Source : Gutenberg

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