Alfred de Bréhat

Élements biographiques

Alfred de Bréhat,  Bras d'acier (1858)

“ Je ne veux plus vivre je ne m'en sens ni la force, ni le courage.
Pauvre Rosina, dit Berthe en lui serrant la main, vous aimez toujours don Pablo.
Oui, Berthe mais ce n'est plus comme autrefois. Je n'ai de force désormais ni pour aimer ni pour haïr, et je ne sais si son amour même me donnerait maintenant le courage de vivre. Comme le voyageur fatigué de la route aspire au repos du sommeil, moi, j'aspire au repos de la tombe. J'ai si bien abandonné tout espoir de bonheur en ce monde, que je ne puis désormais rien
efperer ni même rien désirer.
”
Source : Gallica

Alfred de Bréhat,  Aventures d'un petit Parisien (1862)

“ C'est bien lui, murmura Jean, les yeux remplis de larmes. Oh! pauvre capitaine! Lui si bon, si brave !
Il se laissa tomber à genoux devant le cadavre et se mit à sangloter.
Comme si elle eût compris le motif de la douleur de l'enfant, Mirza vint appuyer sa tête contre les mains de Jean, et les lécha avec une sorte de reconnaissance. Puis elle se remit à hurler. Par moments, elle aboyait autour du cadavre, ou tirait son maître par sa veste, comme si elle avait voulu le réveiller.
Hélas ! rien ne pouvait plus arracher le brave marin au repos de la mort.
”
Source : Gallica

Alfred de Bréhat,  L'hôtel du dragon (1876)

“ Martha baissa la tête sans répondre.
— Je vous en conjure, reprit-il les mains jointes, ne me laissez pas ainsi dans l'incertitude sur l'engagement mystérieux qui vous lie à ce misérable Seiffert. Si vous saviez combien je vous aime! Je ne pense qu'à vous, je ne vis que pour vous. Vous appeler ma femme, vous entourer de soins et d'amour, voilà mon seul désir, le seul rêve de ma vie. J'aime déjà votre Diepold comme s'il était mon propre fils. Le cher enfant
m'aime aussi.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature