Alfred de Bréhat

Résumé

Alfred de Bréhat Scènes de la vie contemporaine… (1858)

Quand je pense qu'un jour peut-être... oh ! c'est plus fort que moi!.., et le jour où tu te marieras, j'en mourrai de chagrin ou je me ferai religieuse... Tu viendras à mon enterrement ou à ma prise d'habit, n'est-ce pas, Gustave?... Tu me le promets ? dit-elle en essayant de sourire au milieu de ses larmes, et en mordant son mouchoir pour étouffer ses sanglots.
Les paroles de la pauvre enfant navrèrent le coeur de Gustave.
Honteuse tout à coup de son émotion, Marie essaya de tourner en plaisanterie ce qu'elle venait de dire ; mais les larmes lui coupèrent la parole.
Source : Gallica

Alfred de Bréhat Scènes de la vie contemporaine… (1858)

Nous aperçûmes madame de Kernys cachée derrière les rideaux du lit; elle se jeta à genoux devant Léopold et lui prit la main, qu'elle couvrit de baisers et de larmes.
— J'ai tout entendu, murmura-t-elle d'une voix étouffée.
Henriette ! s'écria le pauvre garçon, vous ne me haïssez donc plus?
— Je vous aime! lui dit-elle... Pourrez-vous me pardonner tout le mal que je vous ai fait? J'ai été injuste, cruelle, moi, moi qui avais tant besoin du pardon des autres ! Ah ! vous vivrez ! Je veux que vous viviez ; j'ai tant de torts à racheter envers vous ! Mon Dieu!
Source : Gallica

Alfred de Bréhat Scènes de la vie contemporaine… (1858)

Johannes prenait la chose au sérieux. Quoiqu'il ne fût pas bavard de sa nature, il pérorait alors comme un avocat, et se mettait à détailler toutes les perfections de son fils avec une animation incroyable. Quand il était bien lancé, Louisa l'interrompait par un éclat de rire ; puis elle lui sautait au cou et se moquait de lui ; alors le brave garçon riait de tout son coeur et bénissait Dieu de lui avoir donné une petite femme si gentille et si gaie.
Mais le bonheur n'est pas de longue durée.
Source : Gallica

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