Résumé

F. C. Gérard Maria l'orpheline ou Les Bohémiens… (1853)

La vieille Gringla, dont Maria avait su attirer la bienveillance, lui épargnait le plus de peines qu'elle pouvait.
— Allons, ma petite colombe, viens avec moi
dans ma chambre ; j'ai besoin de loi pour que tu m'aides à réparer les costumes de la troupe.
— J'y vais, mère , répondait Maria, dont le coeur bondissait de joie en pensant qu'elle allait pouvoir respirer en paix dans une atmosphère plus pure.
— Allons, Gringla, disait Müffer, où vas-tu encore ? Tu as sans doute besoin de dormir, et, pour ne pas être seule, tu veux que la pleurnicheuse t'accompagne.
Source : Gallica

F. C. Gérard Maria l'orpheline ou Les Bohémiens… (1853)

Tu sauras que, quand tu approcheras d'une personne dont tu veux implorer la pitié, tu diras ; La charité, s'il vous plaît, pour ma pauvre mène aveugle ; le bon Dieu vous bénira !—Allons, répète.
Maria répéta, d'une voix entrecoupée par les sanglots , la leçon de Gringla.
— Vois-tu, petite, il ne faut pas avoir l'air de faire ta moue ; il faut au contraire avoir un air bien modeste, bien doux. Tu ne diras pas la même chose à tout le monde ; ainsi, tu pourras dire : Bonne âme charitable, ayez pitié d'une pauvre orpheline qui est le
soutien de sa grand'mère aveugle.— Allons, répète cela.
Source : Gallica

F. C. Gérard Maria l'orpheline ou Les Bohémiens… (1853)

A ton réveil, car tu ne tarderas pas à t'endormir, tu auras la tête appuyée sur la cassette dont m'a parlé le grand Esprit, et qui est là sous une roche depuis mille ans.
Tout ce cérémonial était bien un peu effrayant pour Follette ; mais la possession de cette chère cassette la dédommagerait de quelques instants de terreur.
— Mais, madame, demanda-t-elle à la vieille, que vous donnerai-je quand j'aurai cette riche cassette?
— Rien, mon enfant; j'aurai obéi aux ordres du grand Esprit ; il m'est défendu de rien prélever des trésors que je trouve.
Source : Gallica

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