F. C. Gérard

Élements biographiques

F. C. Gérard Maria l'orpheline ou Les Bohémiens… (1853)

La vieille Gringla, dont Maria avait su attirer la bienveillance, lui épargnait le plus de peines qu'elle pouvait.
— Allons, ma petite colombe, viens avec moi
dans ma chambre ; j'ai besoin de loi pour que tu m'aides à réparer les costumes de la troupe.
— J'y vais, mère , répondait Maria, dont le coeur bondissait de joie en pensant qu'elle allait pouvoir respirer en paix dans une atmosphère plus pure.
— Allons, Gringla, disait Müffer, où vas-tu encore ? Tu as sans doute besoin de dormir, et, pour ne pas être seule, tu veux que la pleurnicheuse t'accompagne.
Source : Gallica

F. C. Gérard Le Petit Jéhan, histoire d'un écolier de Paris… (1856)

Le langage ferme de Jehan leur avait imposé , et ils n'osèrent poursuivre l'Arabe, dont la ceinture à franges d'or avait attiré leur attention. Ils méditèrent de se venger du pèlerin, et se rendirent en toute hâte à Damiette pour l'y dénoncer comme un espion franc qui cherchait à établir des intelligences dans le pays.
Jehan ne se trouva pas plus tôt seul avec l'Arabe, que celui-ci, qui lui devait la vie, lui dit :
— Chrétien, j'estime la vertu chez tous les hommes, et plus encore chez un ennemi. Ma nation n'est pas, comme on l'a si injustement répandu, étrangère à tout sentiment humain.
Source : Gallica

F. C. Gérard Les Trois amis, ou le Prix du travail… (1853)

Emile alla un soir fort tard dans la maison dont M. Maillard lui avait bien dit de se défier, et il y trouva quelques étrangers qui jouaient gros jeu. Il se tint d'abord modestement à l'écart, et commença à jouer avec une réserve qui ne lui était pas habituelle. Peu à peu il s'enhardit et, en un clin d'oeil, il s'accumula devant lui un monceau d'or.
Pour qui n'a jamais vu les joueurs, il est impossible de se figurer la joie infernale peinte sur le visage des gagnants et le désespoir empreint sur les traits de ceux que la fortune traite avec rigueur.
Source : Gallica

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