Résumé

F. C. Gérard Les Trois amis, ou le Prix du travail… (1853)

Père Matthieu, vous êtes notre Providence, lui dit-il, car nous désespérions de trouver un moyen de passer nos longues journées, et nous voilà sauvés.
— Monsieur Emile, lui dit le vieillard d'un air grave, peut-être dites-vous plus vrai que vous ne pensez. Asseyez-vous près de moi et prêtez un instant d'attention aux paroles d'un homme qui a pour lui l'expérience que donnent les années. Nous avons encore une demi-heure avant que le soleil soit assez bas au-dessous de l'horizon pour que nous puissions commencer la pipée.
Source : Gallica

F. C. Gérard Les Trois amis, ou le Prix du travail… (1853)

Emile alla un soir fort tard dans la maison dont M. Maillard lui avait bien dit de se défier, et il y trouva quelques étrangers qui jouaient gros jeu. Il se tint d'abord modestement à l'écart, et commença à jouer avec une réserve qui ne lui était pas habituelle. Peu à peu il s'enhardit et, en un clin d'oeil, il s'accumula devant lui un monceau d'or.
Pour qui n'a jamais vu les joueurs, il est impossible de se figurer la joie infernale peinte sur le visage des gagnants et le désespoir empreint sur les traits de ceux que la fortune traite avec rigueur.
Source : Gallica

F. C. Gérard Les Trois amis, ou le Prix du travail… (1853)

Mes chers enfants , que Dieu bénisse la résolution que vous venez de prendre ! Puissiez-vous ne jamais oublier que vous vous êtes juré, à la face des autels, une éternelle amitié ! Qu'aucune cause, quelque puissante qu'elle vous paraisse, ne vous fasse tomber dans un odieux parjure. Rappelezvous que rien n'est plus sacré qu'un serment prononcé, surtout dans des circonstances si solennelles.
— Mon père, dit Jules en se jetant aux pieds du bon vieillard, bénissez-nous et priez le Ciel de nous donner la persévérance nécessaire pour rester fidèles à notre résolution.
Source : Gallica

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