Résumé

Caroline Delabarre Crimes et remords : roman entièrement inédit… (1843)

Lorsque j'ai connu Ernest, il était fort riche, mais des habitudes de luxe et une incroyable prodigalité, lui ont fait dissiper en peu d'années la plus notable partie de son patrimoine. En lui procurant la position qu'il a chez son agent de change, j'avais cru qu'étant à même d'effacer ses folies, par un travail honorable et fructueux, il se corrigerait, mais vous en avez pu juger par vous-même: qui a bu, boira.
—A qui donc se fier dans la vie, chère Irma, m'écriai-je avec indignation? Quoi, être ainsi trahi par ceux sur lesquels on devait le plus compter? oh! cela est abominable !
Source : Gallica

Caroline Delabarre Crimes et remords : roman entièrement inédit… (1843)

Si M. Raoul réussit, ce que maintenant je ne mets plus en doute, M. Raoul se montrera plus difficile, plus exigeant que jamais, surtout, lorsqu'il s'agira du choix d'un mari pour sa fille bien-aimée. Il serait donc très adroit, de le placer dans notre dépendance, avant que ne lui soit arrivé cette opulence, après laquelle il court, qui a été sans cesse le but de ses travaux, son point de mire, et le seul bonheur qu'il comprît en ce monde, depuis que la mort de sa femme, l'a laissé sans passion pour remplir le vide de son âme.
Source : Gallica

Caroline Delabarre Crimes et remords : roman entièrement inédit… (1843)

Là, entourés de séductions; là, sans jeter en arrière nos timides regards de la veille, nous savourions ces pernicieux plaisirs qui énervent l'âme, qui éveillent les sens, qui font perdre le goût du travail, de l'étude et d'une sage économie; là, enfin, mon cher Jules sembla se préparer au sein de l'enivrement, l'oeuvre de perdition de ton malheureux ami.
Mon avenir semblait s'ouvrir devant moi d'une manière si riante, si fortunée, que ma jeune imagination n'allait pas au-delà de ce que chaque jour je voyais d'attrayant autour de nous.
Source : Gallica

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