Léon Bleynie

Résumé

Léon Bleynie Jean de Velours (1864)

Catherine mêla ses larmes à celles de son enfant ; loin d'essayer de le consoler, elle s'affligeait avec lui, ajoutant encore involontairement à son désespoir par l'énumération de toutes les raisons qui avaient dû porter M. Dervilly, lui si fier de sa haute position et de sa fortune, à repousser l'étrange prétention du fils d'un paysan, osant aspirer à la main de sa fille.
— Je sens, ma bonne mère, disait Marc Blauvac, qu'il me faut demander à l'absence, à une longue absence, l'oubli de mon amour.
— L'absence, mon enfant, ne change rien aux sentiments vrais et profonds
Source : Gallica

Léon Bleynie Jean de Velours (1864)

Retiré fort jeune du service, M. de Kéralion avait demandé à l'étude, comme élément de la vie inoccupée de sa retraite, les distractions de la science, où l'âme s'agrandit, soit dans les appréciations du passé, soit dans la contemplation des merveilles de la nature, soit, enfin, dans les déductions des théories humanitaires ou de l'économie politique. Son esprit avait pu embrasser beaucoup de choses, parce que son coeur ne voyait dans la science, au lieu des vaines satisfactions de l'amour-propre, que le moyen d'être utile aux autres et d'orner son esprit.
Source : Gallica

Léon Bleynie Jean de Velours (1864)

L'origine des torts que peut avoir eus M. Alhert de Kéralion, répondait Marc Blauvac, c'est le malheur d'avoir été privé de sa mère, qu'il a connue à peine et de qui il n'a pu recevoir ces sages et douces leçons, que le coeur si aimant d'une mère fait toujours accepter à un fils. Jamais il n'a eu la crainte d'affliger cet ange gardien, qui, du berceau à l'âge mûr, veille sur son enfant avec cette sollicitude , qui n'est pas seulement une loi providentielle, mais qui est aussi l'un des plus grands bienfaits de la nature.
Source : Gallica

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