Émilie de Vars

Résumé

Émilie de Vars Une déception (1860)

Mais bientôt mon injuste antipathie reprend le dessus, je m'éloigne de Bathilde presqu'avec effroi.
Crois-moi, Louis, elle souffre sans doute, mais bien moins que moi; elle est croyante, elle est pieuse, elle prie ; elle pleure souvent, trop souvent il est vrai, mais Dieu reçoit ses larmes, et la foi la console; et moi, je suis seul avec moi-même.
Lorsque j'abandonnai la recherche de la vérité, j'ai dit : vérité, tu n'es qu'un nom ! En le disant, je sentais que je blasphémais, et je, regrette toujours les croyances de ma jeunesse ; après tout, Louis, tu me l'as dit souvent.
Source : Gallica

Émilie de Vars Une déception (1860)

Comment ce coeur d'enfant eut-il pu se défendre d'un sentiment d'affection pour celui que son père lui destinait pour époux. La folle indiscrétion de madame Frossay et de Caroline avait détruit les sages précautions de M. Laflocelière, et alors qu'il croyait sa fille, calme et paisible, heureuse par l'amitié d'une jeune fille de son âge, il était loin de se douter que, depuis plus de deux ans, le coeur de Bathilde était entièrement rempli, par un sentiment passionné qui pouvait longtemps la rendre malheureuse, si Charles ne répondait pas aux espérances qu'on avait conçues de lui.
Source : Gallica

Émilie de Vars Une déception (1860)

Ce prêtre, c'était l'instituteur, l'ami de ma jeunesse, l'abbé Bardy.
Que sa vue m'a fait de bien !
En rencontrant l'homme qui a éclairé votre esprit, en mettant son intelligence en rapport avec la vôtre ; en se faisant petit pour vous faire grandir ; en vous instruisant plus avec son coeur, qu'avec son esprit; si vous avez conservé la mémoire du coeur, non, vous ne passerez pas froidement auprès de lui. Sa vue fera vibrer en vous les cordes lès plus sensibles de votre âme; et voilà pourquoi j'ai été heureux, oui, bienheureux, de revoir l'abbé Bardy.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature