Fanny Debuire

Résumé

Fanny Debuire Maurice Alliot (1863)

Maurice était ravi de son succès. Caroline était tellement émerveillée qu'elle ne savait plus comment exprimer sa reconnaissance.
Il faut dire aussi que l'élève de M. Bertaut ne se bornait pas seulement à soigner l'enfant ; il la gâtait absolument comme si elle eût été à lui. Quand il arrivait, Fanny accourait au-devant de lui en souriant avec malice et ne lui échappait des mains qu'avec un gâteau, un joujou ou un bonbon. L'excellent jeune homme trouvait chez ses amies un bonheur qu'il n'avait jamais connu, lui qui, pourtant, avait toujours été si heureux !
Source : Gallica

Fanny Debuire Maurice Alliot (1863)

Maurice, dit le docteur, j'ai vu ton père hier, je sais le motif qui t'amène et ce que tu attends de moi ; tu veux donc devenir un jour mon concurrent? As-tu bien réfléchi? sais-tu combien il faut d'ardeur, de persévérance et de force morale pour devenir médecin, et surtout bon médecin, car je te suppose assez de coeur pour ne pas vouloir rester obscur? Et pour emprunter une expression à ton excellent père, je dois te dire qu'on ne fait pas un médecin comme on fait un drapier.
Source : Gallica

Fanny Debuire Maurice Alliot (1863)

Louise était mariée depuis plusieurs mois; jamais sans doute une femme n'avait été plus pleinement satisfaite dans ses goûts. M. Bertaut avait cru devoir augmenter de cent mille francs la dot de sa fille en la voyant entrer dans la noble famille.
Aussitôt qu'elle s'appela la comtesse de Cessey, mademoiselle Bertaut voulut s'établir en reine dans ce monde qui l'avait froissée jadis en ne la trouvant pas d'assez bonne souche. Sa
remarquable beauté, sa distinction, et surtout cet esprit brillant et fort que nous lui connaissons, la firent réussir dans son orgueilleux projet.
Source : Gallica

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