Gérard de Nerval,
Œuvres complètes de Gérard de Nerval
“ Le drapier ne put se garder d’un certain mal de cœur quand son adversaire lui fit le salut d’armes, qu’il ne rendit point. Il demeurait immobile, tenant son épée devant lui comme un cierge, et si mal planté sur ses jambes, que le militaire, qui au fond n’avait pas le cœur mauvais, se promit bien de ne lui faire qu’une égratignure. Mais à peine les rapières se furent-elles touchées, qu’Eustache s’aperçut que sa main entraînait son bras en avant et se démenait d’une rude façon. Pour mieux dire, il ne la sentait plus que par le tiraillement puissant qu’elle exerçait sur les muscles de son bras ”
