Armand Silvestre,
Contes grassouillets
“ Les misérables ne purent longtemps tenir tête contre ce déluge de fer et de bois. Ils détalèrent comme des lâches et les deux amis, se trouvant face à face et se reconnaissant enfin, se jetèrent dans les bras l’un de l’autre. Après cette touchante étreinte, chacun d’eux reprit le vêtement qu’il avait abandonné, le lieutenant la limousine du drapier et le drapier la cape du lieutenant, ce dont ils ne s’aperçurent ni l’un ni l’autre, la lanterne s’étant éteinte, fauchée par une envolée de la flamberge de Saint-Eole. ”
