Résumé

Anonyme Le Songe de Poliphile

Aucun obélisque ne pouvait, à mon sens, être comparé à celui-ci : ni l’obélisque du Vatican, ni celui d’Alexandrie, ni ceux de Babylone. C’était un tel comble de merveille, qu’on en demeurait stupéfié. Ce qui me remplissait encore plus d’admiration que l’immensité de l’œuvre, c’étaient la souplesse du génie fécond et subtil de l’architecte, son goût exquis, sa diligence. Avec quel art inventif, quelle audace, quel courage, avec quelle force humaine, quelle méthode, quelle dépense incroyable, avec quelle émulation céleste avait-on pu porter un poids semblable en l’air ?
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Anonyme Le Songe de Poliphile

La prêtresse divine me dit : « — Prends donc, mon fils, cette torche allumée par ses mains pures, et, tout en la tenant, dis, sincèrement, par trois fois ainsi :
» De même que l’eau fraîche éteindra cette torche ardente, que le feu d’amour rallume son cœur changé en pierre et en glace. »
Ayant dit, avec le rite consacré, les propres paroles que l’hiérophante m’avait ordonné de proférer, toutes les vierges prêtresses, expertes en leur vénérable ministère, répondirent : « Ainsi soit-il. » À la dernière fois, elle me commanda de plonger ma torche allumée dans la froide citerne.
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Anonyme Le Songe de Poliphile

Ces révolutions servaient d’anses. Celle de dessous se bifurquait en se terminant, de part et d’autre, en une admirable frondaison qui pénétrait, à droite et à gauche, dans la frise, à un demi-pied d’intervalle, avec un fini plein d’élégance. Ledit feuillage, soulevé presque entièrement en relief, laissait voir le fond, c’est-à-dire la surface solide du corps du vase en hyacinthe. Tout le pourtour de la panse était occupé par ces queues terminées en feuillage qui l’entouraient l’espace de deux pieds.
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