Anonyme, Le Songe de Poliphile
“ Aucun obélisque ne pouvait, à mon sens, être comparé à celui-ci : ni l’obélisque du Vatican, ni celui d’Alexandrie, ni ceux de Babylone. C’était un tel comble de merveille, qu’on en demeurait stupéfié. Ce qui me remplissait encore plus d’admiration que l’immensité de l’œuvre, c’étaient la souplesse du génie fécond et subtil de l’architecte, son goût exquis, sa diligence. Avec quel art inventif, quelle audace, quel courage, avec quelle force humaine, quelle méthode, quelle dépense incroyable, avec quelle émulation céleste avait-on pu porter un poids semblable en l’air ? ”
