Félix Davin

Élements biographiques

Portrait de Félix Davin Félix Davin Les Deux lignes parallèles, ou Frère et soeur… (1833)

Marie était pour lui la seule chose au monde ; ses yeux ne voyaient qu'une image, ses lèvres ne murmuraient, son oreille n'entendait qu'un nom, tout son être n'avait qu'une idée : Marie !
Bien long-temps avant qu'il fût dans la rue Saint-André, son coeur battait avec force, mais il sut se contenir, et, quand il entra dans l'arrière-boutique, sa figure ne trahissait aucune émotion. Marie était rentrée depuis long-temps, la tablé était mise, et l'on n'attendait que lui pour souper. La jeune fille, qui était, comme de coutume, un peu triste et un peu pâle, s'anima subitement quand elle le vit.
Source : Gallica

Portrait de Félix Davin Félix Davin La maison de l'ange, ou Le mal du siècle… (1835)

Cependant le nom d'Édouard, qui ne s'était pas encore présenté à l'imagination d'Elise, depuis la mort de Riqueval, avait remué profondément la jeune veuve, tant la piété et l'énergie du devoir avaient absorbé ses pensées et rempli son coeur. Un indéfinissable sentiment de joie la fit tressaillir; son ancien amour, si long-temps et si péniblement comprimé, se réveilla avec force; des sensations de bienêtre l'inondèrent en foule; et elle eut une révélation soudaine du retour prochain de son premier fiancé, et du bonheur immense qui les attendait l'un et l'autre s'ils s'unissaient enfin.
Source : Gallica

Portrait de Félix Davin Félix Davin Histoire d'un suicide : moeurs du Nord de la France… (1835)

Je dirai toute la vérité , et si les hommes sont justes, c'est de l'admiration, de la gloire qu'il t'accorderont. N'es-tu pas venue me chercher dans mon abaissement ? ne m'as-tu pas sauvé de mon désespoir? ne renonçais-tu pas pour moi à tout ce qui fait le bonheur dans le monde? Oh! je te le dis, on saura tout, et tu resteras honorée , noble et pure. »
— « Non , Théophile, » reprit-elle avec résignation, « cela n'est plus possible ; la vérité, si on la savait, nous séparerait encore. Qu'importe après tout que l'on me méprise, pourvu que tu sois heureux, Théophile, que tu m'aimes... »
Source : Gallica

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