Guerre de Guise

Définition et enjeux

comte Christophe-Michel Roguet,  Insurrections et guerre des barricades dans les grandes villes

“ Guise, peu confiant dans la masse des émeutiers, organise aussi bien que possible ses partisans les plus éprouvés en deux régiments; il se hâte de prendre Saint-Cloud, Lagny, Charenton, Pontoise, d'occuper Corbeil et Troyes, pour prévenir le blocus de la capitale dans la lutte longue et sérieuse à laquelle, dès ce moment, il croit devoir s'attendre. Il ne partage aucune des illusions de l'anarchie, et, pour ne pas échouer, s'efforce d'organiser, en dehors d'elle, des ressources de guerre plus réelles et moins ingouvernables. ”
Source : Gutenberg

F. Azibert,  Sièges célèbres : étude historique sur les défenses de places (1890)

“ Le duc de Guise ne crut pas qu'il y eût aucun danger, car en avant de la brèche il y avait encore la fausse braie, encore toute saine et entière.
Il fit toutefois, sans donner l'alarme, rendre tous les gens de guerre aux postes qui leur avaient été assignés, tant aux brèches, flancs, places de secours, qu'au long des murailles. Il y avait bien peu de monde pour défendre une ville de cette importance ; mais tous étaient résolus de bien
faire et montraient la bonne volonté et l'énergie nécessaires pour vaillamment repousser l'ennemi.
”
Source : Gallica

Charles Cauvin,  Vie de François de Lorraine, duc de Guise… (1878)

“ Alors, de province en province, de château en château, la Renaudie se mit en quête de soldats. Guise lui avait sauvé la vie, et il ne rentrait en France que pour aiguiser les poignards contre son bienfaiteur.
Pour se venger d'un arrêt qui le flétrissait, il livrait son pays aux horreurs de la guerre civile, sous le masque hypocrite de la religion. « Ce n'est point assez, disait-il, de verser votre sang pour la cause sainte; il est temps de faire trembler vos ennemis. »
”
Source : Gallica

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