Paul Saunière

Paul Saunière

Résumé

Portrait de Paul Saunière Paul Saunière Le legs du pendu (1879)

Antoinette, le docteur Valnet, vous-même, Laurence, chacun l'a lu dans mes regards épouvantés, dans l'effarement de mon esprit. Il y a quelques jours, ici même, à cette place, il s'est encore échappé de mes lèvres.
J'ai voulu le retenir, s'il vous en souvient. Je vous ai dit que je vous aimais comme une soeur. Eh bien ! maudissez-moi, chassez-moi, mais je vous ai menti. Oui, je vous aime avec toute l'ardeur de la jeunesse, avec toute la fougue de la passion la plus intense, je ne vis et ne respire que par vous, je n'ai qu'une idole, c'est vous, qu'un culte, le vôtre.
Source : Gallica

Portrait de Paul Saunière Paul Saunière Le legs du pendu (1879)

Oui, Roger. C'est pour m'y livrer tout entière que j'ai répudié la vie de désordre au sein de laquelle j'avais vainement cherché l'oubli. Ah !
si vous l'entendiez parler, mon coeur ! s'il pouvait vous peindre l'amour ardent dont il est pénétré, s'il avait le don de traduire ce que mes lèvres sont impuissantes à exprimer, vous seriez touché, Roger, du misérable état auquel il m'a réduite et vous pardonneriez à mon inexpérience la faute qu'elle a commise.
Savez-vous comment je vis depuis que vous êtes de etour à Meulan ? Je ne vis plus que pour vous et par
vous.
Source : Gallica

Portrait de Paul Saunière Paul Saunière Le legs du pendu (1879)

Tu pouvais ce que tu voulais, interrompit le vieillard avec humeur. Ce que tu as fait est une lâcheté...
– Oh ! père, tu vas peut-être un peu loin...
– Oui, une lâcheté, répéta M. Voisin avec véhémence, car tu n'avais, toi, aucun motif de haine ni de basse jalousie contre Roger ; ton devoir d'honnête femme était de le protéger contre Germain. Si aveugle que je sois, je n'ignore rien de l'animosité que ressentait Cassut contre Montmaury, et je sais qu'elle prenait sa source dans les sentiments de la rivalité la plus vulgaire.
Source : Gallica

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