Résumé

F. C. Gérard Le Petit Jéhan, histoire d'un écolier de Paris… (1856)

Le langage ferme de Jehan leur avait imposé , et ils n'osèrent poursuivre l'Arabe, dont la ceinture à franges d'or avait attiré leur attention. Ils méditèrent de se venger du pèlerin, et se rendirent en toute hâte à Damiette pour l'y dénoncer comme un espion franc qui cherchait à établir des intelligences dans le pays.
Jehan ne se trouva pas plus tôt seul avec l'Arabe, que celui-ci, qui lui devait la vie, lui dit :
— Chrétien, j'estime la vertu chez tous les hommes, et plus encore chez un ennemi. Ma nation n'est pas, comme on l'a si injustement répandu, étrangère à tout sentiment humain.
Source : Gallica

F. C. Gérard Le Petit Jéhan, histoire d'un écolier de Paris… (1856)

O mon Dieu ! s'écria Jehan, je vous remercie d'avoir exaucé ma prière. Vous m'avez exaucé quand je vous invoquais. Seigneur, la lumière de votre visage est empreinte sur nous, vous avez fait naître la joie dans mon coeur. Et vous, seigneur, dit-il au baron en le prenant par la main pour le relever, Dieu vous couvrira de son ombre, et vous trouverez l'espérance sous ses ailes. La vérité vous environnera comme un bouclier; vous ne craindrez ni les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole pendant le jour, ni les complots tramés dans les ténèbres, ni les attaques de l'esprit infernal.
Source : Gallica

F. C. Gérard Le Petit Jéhan, histoire d'un écolier de Paris… (1856)

Je suis le plus petit et le plus chétif d'entre les serviteurs de Dieu, et je ferais volontiers le sacrifice de ma vie pour sauver les jours du prochain, si ce sacrifice pouvait lui être agréable. Laissez-moi, mon père, accomplir mes devoirs suivant ma conscience. Je ne ferai jamais trop pour soulager ceux qui souffrent, et pour mériter la grâce de Dieu. Le prieur voyant qu'il ne pouvait rien obtenir de Jehan, le laissa obéir à l'impulsion de sa conscience.
Source : Gallica

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